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Gringos10
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Message par Gringos10 »

Paulemile a écrit :
27 janv. 2026 14:09
J'ai vu une Bataille après l'Autre y a quelques jours.
Bah c'est un magnifique manifeste anti-Trump et anti ICE. Timing parfait, casting impeccable. A voir absolument.
Toujours pas vu mais jai hate.

Sinon j'ai profité d'avoir apple tv un mois gratuit (pris pour la serie polybus) pour remater killers of the flower moon. Quel chef d'oeuvre!
"Avec le canon d'un flingue entre les dents, on ne prononce que les voyelles"
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darktet
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Message par darktet »

Gringos10 a écrit :
31 janv. 2026 00:45

Sinon j'ai profité d'avoir apple tv un mois gratuit (pris pour la serie polybus) pour remater killers of the flower moon. Quel chef d'oeuvre!
un chef d'oeuvre ?!

Pas pour moi. Des choses dans le film ont du m'échapper c'est quasi sur.^^ mais mince...M.Scorese le talent ok,j'ai bien compris le film,mais avis perso,juste perso j'ai trouvé cela chiant.

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Shovel Knight
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Message par Shovel Knight »

Gringos10 a écrit :
31 janv. 2026 00:45
Sinon j'ai profité d'avoir apple tv un mois gratuit (pris pour la serie polybus) pour remater killers of the flower moon. Quel chef d'oeuvre!
De mémoire toute l'introduction (bien 30-40 min) pour la mise en place de l'intrigue et la présentation des personnages, j'avais trouvé que c'était du très très grand Scorsese, du ptit lait de mise en scène de montage comme seul lui sait faire

Faut que je le revois tiens
Tu veux un coup d'pelle ?

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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

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- "Teenage Mutant Ninja Turtles: Out of the Shadows", réalisé par Dave Green, sorti en 2016 -

C'est la suite directe de l'opus précédent : un an après avoir arrêté Shredder, les Tortues Ninja ont décidé d’attribuer le mérite de l’arrestation de Shredder à Vernon Fenwick, surnommé le faucon. April O'Neil, de son côté, découvre que le scientifique Baxter Stockman travaille pour Shredder et qu'il prévoit de le faire évader. La journaliste informe les tortues du plan...

C'est plus un prétexte qu'un véritable scénario mais ça fait le taff. Je ne sais pas pourquoi j'aime bien ces 2 films... L'humour n'est pas très fin, tombe souvent à plat, l'histoire est secondaire, et on voit bien que le film mise tout sur sa réa et ses effets. Mais ça fonctionne sur moi. Je dis pas que je passe un moment génial, mais j'aime l'ambiance qu'il y a dedans. Surement de la nostalgie mal placée, je sais pas. C'est vraiment dommage que l'écriture ne soit pas très bonne...

Du coup j'ai trouvé ça bien malgré tout. Et le petit clin de la manette Snes sur le bras de Donatello, très sympa ^^

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Clark
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Message par Clark »

Film
Shinning

Belle intensité. J'ai aimé.
Que dire... le gars est devenu cinglé.
Je le regarderais probablement à nouveau tout comme je vais encore le faire pour suspiria ( L'occasion de voir les bonus du dvd)

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syl02
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Message par syl02 »

Je viens de regarder le dernier anaconda , pour faire simple si c'est un fil marrant oublié tu rigole pas trop et si c'est de l'action bah pas mieux :lol:

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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

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- "Star Wars: Episode IV – A New Hope", réalisé par George Lucas, sorti en 1977 -

Ca faisait un petit moment que je n'avais pas vu les Star Wars. Et vu que je n'ai pas vraiment écrit de ressenti dessus à l'époque, j'ai décidé de tous me les refaire. Je respecte l'ordre original. J'aurais préféré les faire dans l'ordre de l'histoire mais je crains trop le changement de qualité au niveau des effets, de la dynamique et des chorégraphies de combats.

J'ai beaucoup aimé. J'aime quasi tout dans ce film. Il est ultra riche en réalité. On découvre tout un univers, c'est assez impressionant. Les personnages sont tous (ou presque) charismatiques, la planète Tatooine est attrayante, le son est complètement barge... Alors oui les effets sont limites aujourd'hui, les chorégraphies de combats pas terribles, et certains dialogues vraiment pas très bons à mon sens, mais en réalité ça pèse pas lourd face à toutes les autres qualités.

Bref, je trouve ce premier opus historique vraiment très bon.

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Antarka
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Message par Antarka »

Paradoxalement, je trouve que d'un point de vue effets spéciaux toussa, cette trilogie a moins vieillie que la prelogie (les épisodes 1, 2 et 3).

Même au niveau du rythme, au final l'épisode 4 est très fluide, la ou l'épisode 1 est clairement mal rythmé.

Bon par contre les chorégraphies de combat, ouais, effectivement.
mickmack a écrit :
14 mars 2025 01:11
J'aurai au moins satisfait 7 femmes en 20 minutes.

Une journée habituelle, quoi.

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lessthantod
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Message par lessthantod »

J'ai rematé Barry Lyndon ...

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Sorti en 1975 et réalisé par Stanley Kubrick, Barry Lyndon est un drame historique d'une beauté visuelle (et sonore) inouïe. On a le droit à une succession de tableaux de grand maîtres, le tout accompagné d'une BO classique (la Sarabande de Haendel et le Trio pour piano n°2 de Schubert) qui transcende l'image et élève l'émotion. Barry Lyndon est bien plus qu'un film, c'est une œuvre d'art qui respire la beauté cinématographique, c'est la perfection de l'esthétisme. En adaptant le roman du même nom de William Makepeace Thackeray, Stanley Kubrick "peint" la vie d'un jeune irlandais Redmond Barry, de son ascension sociale fulgurante, jusqu'à sa chute finale ... le récit classique du "rise and fall" d'un personnage trop ambitieux.

Nous sommes en Irlande au milieu du XVIIIe siècle sous le règne de George III et nous suivons les aventures du jeune Redmond Barry (Ryan O'Neal) qui au début du film a bien du mal à trouver sa place. Tout d'abord, il voit son père mourir en duel et se retrouve seul avec sa mère (Marie Kean). Les années passent et il tombe amoureux de sa cousine Nora (Gay Hamilton) qui lui fait découvrir ses premiers émois charnels. Et alors qu'un rival apparait pour conquérir le cœur de Nora, à son tour il va devoir se battre en duel et s'exiler, sans un sous, mais avec de grandes ambitions. Il s'engage alors dans l'armée britannique comme simple soldat et est envoyé combattre les Français sur le continent pour ce qui sera le début de la guerre de Sept Ans (1756-1763). Barry va connaitre le triste sort du simple soldat et souffrir de milles maux.

A la fin de la guerre de Sept Ans, Barry se met alors en tête d'épouser une femme possédant fortune et titres. Il jette son dévolu sur la belle et très riche comtesse de Lyndon (Marisa Berenson), dont le mari est mourant ... et chose qui devait arriver arriva, son mari meurt et Edmond Barry, devenu Barry Lyndon, se retrouva à la tête d'une fortune colossale. Ses efforts sont enfin récompensés, il a assouvi ses ambitions et est devenu quelqu'un d'important. Mais on sent très vite que plus dure sera la chute, puisqu'une fois arrivé en haut, on ne peut que tomber ... et Barry Lyndon va tomber bien bas.

Barry Lyndon est un "rise and fall" movie rien de plus classique et bien que le récit ne soit pas déplaisant à suivre, avec ses moment forts et poignants, plus que le fond c'est la forme qui prime ici. En fait, la forme transcende le fond et sur le plan strictement esthétique, on côtoie la perfection. Stanley Kubrick est un immense metteur en scène, avec cette maitrise absolue du cadrage et de la symétrie. A cela se rajoute la photographie de John Alcott, avec une lumière naturelle qui est sublime. Difficile de ne pas s'extasier devant la beauté des éclairages intérieurs à la bougie et des extérieurs filmés la plupart du temps au coucher ou au lever du soleil. Et a cela se rajoute aussi les décors et les costumes qui semblent sortir d'un tableau du XVIIIe siècle, sauf qu'ici les tableaux prennent vie. On se croirait presque retourner trois cents ans en arrière. C'est le rythme du film, la pose des personnages et la construction des plans et tout pleins de petits détails qui nous font presque ressentir qu'on appartient à cette époque.

Ici, la musique du film est bien plus qu'un accompagnement sonore et joue un rôle primordial. C'est un personnage à part entière, avec sa propre voix et sa propre perspective, créant une atmosphère, soulignant les émotions et révélant les sous-textes pour enrichir la compréhension du spectateur. Ainsi, Stanley Kubrick nous fait redécouvrir la beauté et la puissance de la musique classique, pour nous offrir une expérience sensorielle totale (visuelle et sonore). En témoigne le dernier duel au pistolet entre Barry Lyndon et Lord Bullingdon, longue de neuf minutes et statique et pourtant d'une tension remarquable. Que ce soit la composition des plans, la lumière du lever du jour qui se fraie un chemin à travers les ouvertures de la grange, le roucoulement des pigeons et bien sûr la Sarabande de Haendel, tout participe à la dramatisation d'un duel qui semble se dérouler hors du temps.

Et si on est à ce point impliqué émotionnellement dans cette histoire, somme toute classique, c'est aussi grâce à la performance des acteurs. On sait à quel point Kubrick était un directeur d'acteur hors-pair, voire même tyrannique. Ici, une fois de plus, il tire le meilleur de ses acteurs, en premier lieu Ryan O'Neal, qui apparait tout chétif et hésitant au début du film, mais qui prend peu à peu de l'assurance, jusqu'à devenir un tyran pour Lady Lyndon qu'il a épousé par intérêt et de son fils Lord Bullingdon qui représente une menace pour ses propres intérêts. Mais plus encore que la performance de Ryan O'Neal, c'est Leon Vitali qui impressionne dans le rôle de Lord Bullingdon. Sa haine envers Barry, son beau père, est terrible et en cela le jeu de Leon Vitali est très intense. Et puis il y a la beauté saisissante de Marisa Berenson qui exerce un magnétisme tout particulier sur le spectateur. A noter également Leonard Rossiter (déjà vu dans 2001 L'Odyssée de l'espace) excellent dans le rôle du Capitaine John Quin qui joue un (double) mauvais tour à Barry en arrangeant le duel et en épousant sa cousine.

L'amour que j'ai pour ce film est infini, ma plus grosse claque cinématographique avec Amadeus de Milos Forman dans le genre films d'époque. C'est aussi mon Kubrick préféré, bien que j'adore tous les Kubrick (2001 et Shining complètent mon top 3) et c'est probablement aussi, selon l'humeur du moment, mon film préféré all time.

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darktet
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Message par darktet »

lessthantod a écrit :
02 févr. 2026 14:47
J'ai rematé Barry Lyndon ...

[

L'amour que j'ai pour ce film est infini, ma plus grosse claque cinématographique avec Amadeus de Milos Forman dans le genre films d'époque. C'est aussi mon Kubrick préféré, bien que j'adore tous les Kubrick (2001 et Shining complètent mon top 3) et c'est probablement aussi, selon l'humeur du moment, mon film préféré all time.
Ah oui quand même !

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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

Oui Barry Lyndon fait parti de ces films "hors du temps"... Un peu intouchable à mon sens.

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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

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- "Camille Claudel", réalisé par Bruno Nuytten, sorti en 1988 -

Je connaissais pas l'artiste. Le début m'a intéressé mais plus le film avançait plus il devenait relou. La fin relève un peu le niveau car Isabelle Adjani joue plutôt bien mais putain, je me suis bien fait chier. Je trouve la narration molle et sans intérêt. Il ne se passe rien dans ce film. Et lorsque c'est comme ça, 3H c'est trèèèèès long. Alors que pour "Gandhi" j'aurais voulu que ça dure bien plus de 3H... Mais je n'étais pas seul à galérer, ma copine aussi a pris cher ^^ D'ailleurs on l'a regardé en trois fois, impossible de rester éveiller devant...

Bref, mise à part quelques scènes et une image plutôt soignée, j'ai vraiment pas aimé ce biopic.


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- "Star Wars : Episode V – The Empire Strikes Back", réalisé par Irvin Kershner, sorti en 1980 -

Je continue mon aventure Star Wars ! Un poil moins bon que le premier opus à mon sens. Ce qui flanche pour moi c'est surtout la fin : à partir de l'arrivée à Bespin. Chui pas hyper convaincu par le jeu, les dialogues, les scènes, et surtout la cohérence quand on connait la suite (l'apprentissage express pour être presque aussi fort que Vador, c'est chaud ^^). Je dis ça mais c'est super bien passé, c'est juste un léger bémol.

Sinon toujours cool à voir avec des nouveaux lieux, la découverte de Yoda, l'apprentissage Jedi, l'humour... J'aime tout.

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lessthantod
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Message par lessthantod »

wiiwii007 a écrit :
03 févr. 2026 15:01
► Afficher le texte
- "Star Wars : Episode V – The Empire Strikes Back", réalisé par Irvin Kershner, sorti en 1980 -

Je continue mon aventure Star Wars ! Un poil moins bon que le premier opus à mon sens.
Pour moi aussi le IV est supérieur au V ...

EDIT : on ne doit pas être très nombreux à préférer le IV au V.

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Antarka
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Message par Antarka »

Pour moi ils sont kif-kif (dans l'excellence hein).

C'est le 6 que j'aime un chouilla moins. Et ma grosse unpopular opinion c'est sur l'épisode 3 (globalement très bien reçu, pour moi c'est une grosse purge et le pire de la prelogie).
mickmack a écrit :
14 mars 2025 01:11
J'aurai au moins satisfait 7 femmes en 20 minutes.

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Message par lessthantod »

Je viens de mater Belle de jour ...

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Sorti en 1967 et réalisé par Luis Buñuel, Belle de jour est l'adaptation du roman du même nom de Joseph Kessel paru en 1928 et dont les évènements se déroulent dans les années 20. Luis Buñuel et son complice de toujours Jean-Claude Carrière (scénariste de La Piscine et de Cyrano de Bergerac, mais aussi du Charme discret de la bourgeoisie du même réalisateur) transposent les évènements du roman dans le Paris contemporain des années 60. C'est une jolie curiosité puisqu'il est sorti juste un an avant les évènements de Mai 68. C'est un film prémonitoire, puisqu'il critique les mœurs de la bourgeoisie dans une société qui semblait se complaire jusqu'à présent dans l'autosatisfaction ... ou tout du moins jusqu'au 29 mai 1968 et la remise en cause des institutions traditionnelles.

Dans Belle de jour, nous suivons les aventures de Séverine (Catherine Deneuve) une jeune femme mariée à Pierre (Jean Sorel) qui est médecin. Séverine ne travaille pas et de ce fait, elle s'ennuie beaucoup durant la journée. Durant ses pensées, elle laisse libre cours à ses fantasmes sexuels, mais bien plus que de simples pensées érotiques, les fantasmes de Séverine révèlent des besoins plus profonds, une forme de lâcher-prise et un besoin d'explorer des traumas passés jusque là enfouis. Elle ne va d'ailleurs pas résister à l'envie de découvrir une maison close, lorsqu'Henri (Michel Piccoli) évoque l'existence d'un bordel détenu par une certaine Madame Anaïs (Geneviève Page). Elle va donc entrer dans ce bordel et vu qu'elle officie uniquement en journée pour ne pas susciter des doutes chez son mari, elle se choisit comme nom de scène "Belle de jour". Elle va être amenée à rencontrer des clients, plus farfelus les uns des autres, jusqu'au jour où elle rencontre Marcel (Pierre Clémenti), un client/petit voyou plus dangereux que les précédents. Marcel va très vite tomber amoureux d'elle et c'est alors le début des ennuies pour Séverine ...

Belle de jour repose beaucoup sur la beauté froide de Catherine Deneuve et sur les séquences surréalistes/oniriques qui s'imbriquent dans le récit principale. Pour Séverine, une jeune bourgeoise frustrée (sexuellement), les journées sont longues. C'est pourquoi elle se laisse aller en divagations dans ses pensées érotiques, car pour elle les rêves sont plus agréables que sa vraie vie. Ces séquences oniriques, les plus réussies du film, sont d'autant plus intéressantes qu'elles sont traitées comme des séquences normales et sont de ce fait très réalistes. Ainsi, la vie réelle de Séverine et ses fantasmes s'imbriquent parfaitement ensemble, sans qu'on puisse distinguer l'une de l'autre. On pourrait même imaginer que le film tout entier soit un rêve, bien que ce ne soit pas mon interprétation. Pour moi, Séverine a juste de plus en plus de mal à séparer le vrai du faux, le réel et le rêve, au point où elle en devient folle.

Durant tout le film, Séverine ne se réalise (sexuellement) que dans les rêves et essaie de les transposer dans sa vraie vie en devenant "Belle de jour". Elle laisse alors libre cours à toutes ces perversions et à ses désirs de domination. Et c'est lorsque les deux gangsters nommés Hyppolite et Marcel débarquent, que tout dérape pour Séverine (et pour Pierre aussi) et le film se transforme alors en mélodrame. Luis Buñuel montre ainsi les fragilités de cette femme et au sens plus large, les fragilités de la condition humaine. On pourrait penser qu'elle a tout pour être heureuse, mais les apparences sont trompeuses. Elle est belle, elle est bien habillée, elle a un mari médecin, qui plus est un beau médecin, elle vit dans Paris, dans un appartement vaste et confortable ... et pourtant, elle n'est pas heureuse. Comme quoi, la réussite sociale et matérielle n'engendre pas toujours le bonheur.

Bref, Belle de jour est un film très audacieux, surtout pour son époque. On y retrouve tous les thèmes chers à Luis Buñuel, la sexualité, la bourgeoisie, le surréalisme ... et cette petite dose d'audace qui fait toute la différence. Et puis, il y a Catherine Deneuve absolument magnifique, qui joue tellement bien cette innocence au début du film et puis qui gagne en assurance dés qu'elle devient "Belle de jour". Bref, Belle de jour est certainement le film le plus célèbre de Luis Buñuel et le plus accessible aussi, alors ne le manquez pas si vous ne l'avez jamais vu. (7.5/10)

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Message par lessthantod »

Je viens de mater Et Diu... créa la femme ...

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Sorti en 1956 et réalisé par Roger Vadim, Et Dieu... créa la femme c'est le film qui créa le mythe Brigitte Bardot. C'est un film écrit et pensé à la gloire de Brigitte Bardot, pour mettre en valeur sa beauté, une beauté unique et insaisissable. Le film a maintenant 60 ans et il n'a rien perdu de son pouvoir de fascination. Nous sommes donc en 1956 lorsque le film sort sur grand écran et Brigitte Bardot n'a alors que 22 ans. C'est un film sulfureux pour son époque, car il bouleverse les mœurs, annonce la Nouvelle Vague et fait naître un sex-symbol. Elle est blonde, incroyablement sensuel et surtout, c'est une femme libre ... et ça, ça ne plaisait pas à tout le monde. Encore une fois, nous sommes en 1956, plus de dix ans avant Mai 68 et la libération des mœurs (libération des corps, émancipation des femmes et liberté sexuelle).

Juliette c'est un rôle écrit sur mesure pour Brigitte Bardot, celui d'une femme ingénue, impudique et provocante qui fera chavirer le cœur de trois hommes, un riche entrepreneur quinquagénaire (Curd Jürgens) et les deux frères Tardieu, Antoine l'ainé (Christian Marquand) et son plus jeune frère Michel (Jean-Louis Trintignant). C'est l'histoire classique d'un triangle amoureux, ou plutôt devrais-je dire, d'un quatuor amoureux avec l'homme riche, le charmeur invétéré et le jeune homme sensible qui s'affrontent pour conquérir le cœur de Juliette. Et ne cherchez pas une réflexion profonde sur le couple ou un parti pris de mise en scène, tout ça c'est du très classique et du très attendu. Roger Vadim n'est pas Luis Buñuel, malheureusement ! Et si le film est sulfureux, il le doit uniquement au tempérament bouillonnant de Brigitte Bardot.

Si Et Dieu... créa la femme est un film qui a marqué son époque, il le doit uniquement à Brigitte Bardot. Tout le film repose sur elle, sur sa magnifique plastique et sur son tempérament de feu ... elle met littéralement le feu partout où elle passe. Ainsi, on se souviendra longtemps de la scène d’ouverture où nous découvrons les courbes de Brigitte, étendue nue derrière un drap blanc. On se souviendra aussi de la scène du "maillot mouillé" sur la plage, après l'incendie du bateau et bien sûr du mambo endiablé qui l'a rendu si célèbre. Le film n'est jamais meilleur que lorsqu'il s'attarde sur Brigitte qui se prélasse, marche sur la plage ou danse.

Sinon, pour le reste, ça manque un peu d’enjeux et d'intérêt. Lorsque Brigitte n'est pas à l'écran, l'ennuie pointe le bout de son nez et ceci alors que le film dure à peine plus d'une heure trente (1h35 pour être précis). Mais voilà, il y a Brigitte et il est indéniable que la caméra l'aime beaucoup. Elle est désarmante de naturelle et c'est difficile de lui résister. Aprés avoir dit tout ça, c'est difficile de lui attribuer une note, ça mériterait à peine la moyenne, mais comme il y a Brigitte, c'est direct un bonus de +2.

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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

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- "Brokeback Mountain", réalisé par Ang Lee, sorti en 2005 -

Bon ben c'est encore une fois un presque sans faute pour Ang Lee.

Pitch : "durant l'été 1963, Ennis del Mar et Jack Twist sont engagés par Joe Aguirre en tant que bergers à Brokeback Mountain, dans les montagnes du Wyoming. Après une nuit de beuverie, Jack fait des avances à Ennis qui, après une légère hésitation, y succombe. Alors qu'ils ne voyaient ça que comme un incident exceptionnel, ils développent peu à peu une relation émotionnelle et physique passionnée..."

Donc en avant les sujets compliqués tels que l'homosexualité, la double vie, les choix, les obligations, la peur, l'amour, la passion... Il y a une tonne de choses à encaisser, analyser. Mais Ang Lee prend son temps. Il offre un film simple, qui va à l'essentiel mais qui ne simplifie pas trop les choses. Au contraire, la situation est complexe, l'histoire prenante. Côté son, le travail est top. La BO colle parfaitement à ce que l'on voit. Et ce que l'on voit est magnifique, les décors, les relations... C'est vraiment bien foutu.

Bref, un super film... Encore une fois.


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- "I Want to Go Home", réalisé par Alain Resnais, sorti en 1989 -

Film original... Mais avec un acteur principal un peu trop bavard, un peu trop Woody Allen à mon gout. C'est con car il y a de bonnes idées, une histoire à la fois marrante et sérieuse. J'ai juste eu du mal à vraiment m'intéresser aux persos.

L'histoire : "Joey Wellman, habitant de Cleveland, auteur un peu oublié du comic-strip "Hepp Cat", se rend en France où est organisée une exposition sur le thème de la bande dessinée. Sa réelle motivation est de retrouver sa fille Elsie étudiante depuis deux ans à Paris où elle fuit la culture américaine, qu'elle abhorre..."

J'aime le pitch mais j'ai pas forcément adhéré à ce qu'en a fait Alain Resnais. Dommage pour moi.

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lessthantod
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Message par lessthantod »

Je viens de mater Y tu mamá también ...

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Sorti en 2001 et réalisé par Alfonso Cuarón, Y tu mamá también c'est à la fois un teen movie et un road movie. C'est aussi un film sur le passage de l’adolescence à l’âge adulte à travers ce voyage improbable à travers les décors du Mexique. Alfonso Cuarón nous offre ici un portrait de la jeunesse mexicaine de la fin des années 90, une jeunesse plutôt aisée et vivant dans l'abondance, ce qui contraste avec la pauvreté du reste du pays. Y tu mamá también c'est donc bien plus qu'un bête teen movie, c'est un road movie, un film sociétal et un récit d'apprentissage.

Tenoch (Diego Luna) et Julio (Gael García Bernal) sont deux amis mexicains, âgés d'environ 17/18 ans, fêtards et insouciants. Il apparait très vite que Tenoch vit dans la très haute bourgeoisie dans un cadre aisé, alors que Julio appartient à la classe moyenne. Les deux amis se rejoignent tout de même dans leur addiction commune aux filles et au sexe ... ce sont deux petits obsédés sexuels, quoi ! Ils font alors la rencontre de Luisa (Maribel Verdú) la trentaine qui, pour fuir des problèmes de couple, accepte de les accompagner pour un road trip en direction vers la côte mexicaine. Durant ce voyage, on va en apprendre un peu plus sur Tenoch et sur Julio, mais aussi sur la société mexicaine en tableau de fond. On va aussi en apprendre beaucoup sur Luisa et sur le "pourquoi du comment" elle a décidé de tout plaquer pour suivre ces deux ados couillons.

Il est peu dire que Tenoch et Julio sont deux petits couillons, qui n'ont pas conscience du monde qui les entoure. Vous allez très vite les retrouver agaçants et irritants au plus haut point, mais rassurez-vous, c'est fait exprès. Et après tout, c'est le portrait de la plupart des ados de leur âge, obsédés par les filles et le sexe. De ce fait, ils sont plus vrais que nature et leurs conversations paraissent authentiques, bien que futiles et peu profondes. En rencontrant Luisa, ils font fasse à une adulte qui a des angoisses et d'autres préoccupations, des problèmes de couple mais aussi des problèmes plus graves ...
► Afficher le texte
Ce passage à l'âge adulte pour Tenoch et Julio se fera donc en compagnie de Luisa qui va ouvrir leur vision restreinte du monde, puisque le film dresse aussi un portrait social du Mexique des années 90 qui était alors en pleine phase de transition politique. Le road movie est alors un prétexte pour leur faire sortir de leur bulle et leur faire découvrir la dure réalité du pays, entre misère et pauvreté. La singularité de ce film repose sur l'utilisation d'une voix off purement descriptive, que certains trouveront lourde et pesante, mais qui de mon point de vue est nécessaire, pour préciser le contexte politique et économique du pays. D'une voix posée et monocorde, sans la moindre tonalité dissonante, elle nous informe sur la pauvreté et la répression d'une certaine population au Mexique.

Bref, que ce soit sur la forme ou le fond, Y tu mamá también est un film très original et intéressant à disséquer, car bien plus profond qu'il ne le laisse paraitre. C'est aussi le film qui révéla Alfonso Cuarón au grand public et qui lui a certainement permis de réalisé Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban (2004). Il confirmera tout le bien que je pensais de lui en réalisant par la suite Les Fils de l'homme (2006) et Gravity (2013) ... me reste plus qu'à découvrir Roma (2018) que je n'ai toujours pas vu.

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