Vos dernières séances [films/Animes]

Envie de discuter d'un film, d'une série?
Avatar de l’utilisateur
Gringos10
Site Admin
Messages : 29669
Inscription : 31 oct. 2020 23:08
Localisation : RP

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Gringos10 »

Pas ma préférée de Cosma
"Avec le canon d'un flingue entre les dents, on ne prononce que les voyelles"
MY FEEDBACK
MES RECHERCHES
MA COLLECTION

Avatar de l’utilisateur
Ouais_supère
Conquérant de la lumière
Messages : 1141
Inscription : 18 nov. 2024 16:31

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Ouais_supère »

Ah moi non plus, mais j'aime le mood "Madness franchouillard" de ce titre.

Mon pref restera l'Aile ou la cuisse que je trouve complètement fou et plein de vie :

J'aime la pureté de la langue française.
Je veux dire comme : les autres langues sont tellement déceptives ? C'est juste un non-cervelleur pour moi.

Avatar de l’utilisateur
wiiwii007
Maître de l’Univers
Messages : 6675
Inscription : 02 août 2021 18:03

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par wiiwii007 »

Ah oui, je préfère largement celle-ci :super:

---------------------------

Image
- "Unhook the Stars", réalisé par Nick Cassavetes, sorti en 1996 -

Belle surprise celui-ci. Un peu inconnu de la filmo de Depardieu mais très bien, surtout si l'on veut sortir des sentiers battus. Il n'y a rien d'exceptionnel dans ce film, juste une belle histoire, assez imprévisible ou presque... Tous les personnages sont touchants, de la mamie au petit bonhomme (acteur d'Anakin tout petit) en passant par la fille folle ou la voisine déglingo... C'est franchement plaisant de voir des persos barrés à ce point là sans que ça devienne nawak.

L'histoire se suit tranquillement, on devine à peu près ce qu'il va se passer mais c'est fort bien raconté et joué donc c'est très bien passé chez moi. Je conseille vraiment ce film... Depardieu est light et très bon. Pour une fois qu'il ne joue pas un rôle de bourrin.


Image
- "XXL", réalisé par Ariel Zeitoun, sorti en 1997 -

Synopsis : "Alain Berrebi dirige avec sa sœur Lorène une entreprise de prêt-à-porter dans le Sentier. Ses affaires sont florissantes, au point d'envisager d'acquérir une boutique voisine. Par bonheur, celle-ci appartient à David Stern, le père de sa fiancée Arlette. L'affaire semble sur le point d'aboutir quand M. Stern apprend que l'Auvergnat Baptiste Bourdalou, qui l'a sauvé jadis des camps de la mort durant la Seconde Guerre Mondiale, vient de mourir..."

On ne peut s'empêcher de penser à "La vérité si je mens", sorti d'ailleurs la même année. Ils ont tous les deux la même base : "le Sentier, les juifs, le textile" est la base, mais la comparaison s'arrête là. Tout le reste se détache, le problème c'est que l'histoire ne décolle jamais. Pour moi c'est pas au niveau. Pourtant j'ai trouvé le film tout de même sympa mais les persos n'ont pas du tout le même charisme, la narration patauge, les scènes ne marquent pas, l'humour n'est pas foufou... Bref, j'ai trouvé le film tout juste moyen.

Avatar de l’utilisateur
lessthantod
Chevalier du Zodiaque
Messages : 2594
Inscription : 13 nov. 2020 17:21
Localisation : Ô Toulouuuse

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par lessthantod »

Ce week-end je suis allé voir The Drama ...

Image

The Drama est le dernier film de Kristoffer Borgli pour le fameux studio A24, une comédie romantique qui, comme le titre le révèle, va rapidement virer au drame. En l’espace de treize ans, le studio de production et de distribution new yorkais A24 nous a offert de nombreuses petites pépites du cinéma indépendant américain (Ex Machina, Ennemy, Room, Hérédité, It Follows, The Lobster ...) et il semble vouloir passer à la vitesse supérieure sur ces deux ou trois dernières années avec des productions plus ambitieuses. Alors, je dirais que ça a dû commencer en 2023 avec La Zone d'Intérêt, puis en 2024 il y a eu The Brutalist et Civil War, Marty Supreme en 2025 et donc The Drama en 2026. Quant à Kristoffer Borgli, c'est son troisième film pour A24 après Sick of Myself (que je n'ai pas vu) et Dream Scénario (que je n'ai pas vu non plus). C'est donc avec The Drama que je découvre le travail du bonhomme et vu le produit fini, je peux dire que ça m'a donné sacrément envie de le suivre à l'avenir et de découvrir rapidement ses deux premiers films.

Dans The Drama, nous allons suivre un couple, Emma (Zendaya) et Charlie (Robert Pattinson), de la première rencontre jusqu'au jour du mariage. Emma est américaine, est un esprit libre et ce qui ne gâche rien, elle est très belle aussi. Charlie quant à lui est un pur anglais, dogmatique et un peu intello aussi. Nous sommes quelques jours avant le mariage, c'est le temps des ultimes préparations, avec notamment la préparation du discours du et de la marié(e), le choix du Dj, de la photographe ... mais tout dérape lors d'un diner avec un couple d'amis, Rachel (Alana Haim) et Mike (Mamoudou Athie), qui seront les témoins de mariage des deux futurs mariés. Tout dérape donc lorsqu'ils vont s'adonner à un petit jeu qui consiste à révéler la pire crasse qu'ils aient faite dans leur vie. Ils y passent tous à tour de rôle, Mike étant coupable d'avoir utilisé une ex-copine comme bouclier pour éviter une morsure de chien, Rachel étant coupable d'avoir enfermé son jeune voisin attardé dans un placard, Charlie étant coupable d'un cyberharcèlement ... c'est alors au tour de Rachel de se livrer et personne n'était prêt à entendre le terrible secret qu'elle gardait.

C'est donc ce terrible secret de Rachel qui risque de tout compromettre pour Charlie. Est-ce que le mariage peut encore se tenir ? Le doute s'immisce dans l'esprit de Charlie, mais aussi dans celui de Rachel et Mike. A partir de cette révélation, que je ne vais pas tout suite vous livrer, ce sera un jeu de dupe pour comprendre qui est en réalité Rachel. Kristoffer Borgli est à la fois le réalisateur et l'auteur du scénario et ça se voit qu'il maitrise son sujet. La mise en scène est entièrement au service du scénario, au sein d'un récit qui n'a de cesse de faire des sauts dans les temps. The Drama fait donc parti de ces films qui adoptent une narration non linéaire, ce qui est très stimulant pour le spectateur. En cela, le montage du film est très bien pensé, en alternant les scènes du passé et du présent, pour nous donner une autre perspective des évènements.

Mais c'est difficile de continuer de parler de ce film, sans en dévoiler l'évènement clé qui a lieu au premier tiers du film ...
► Afficher le texte
L'autre scène clé du film, c'est la scène finale qui permet de remettre les choses en perspective : Faut-il tout se dire dans un couple ou garder des secrets ? La réponse est bien sûr "non" ...
► Afficher le texte
A travers ce film, Kristoffer Borgli dénonce l'hypocrisie humaine et l'apologie des armes aux Etats-Unis (le mal de l'Amérique). Pour rappel, Kristoffer Borgli est Norvégien, c'est donc un regard extérieur sur l'Amérique et les tueries dans les écoles. Ce n'est pas non plus un hasard si le rôle de Charlie a été confié à Robert Pattinson, un acteur anglais. Kristoffer Borgli distille le malaise tout au long du film, jusqu'au dénouement final, le mariage, avec Charlie qui explose en plein vol. Plus on avance dans le film, plus Charlie nous apparait antipathique. Il va même jusqu'à voler un baiser à sa collègue à quelques jours du mariage. Et encore une fois, Charlie est anglais ... le mal est partout, pas seulement en Amérique.

Avec The Drama, on reste malgré tout à la surface des choses, ce n'est pas une critique virulente de l'Amérique. Le sous-texte est bien présent, mais le film de Kristoffer Borgli reste avant tout une comédie romantique douce-amère, très corrosive et très drôle aussi.

En ligne
Avatar de l’utilisateur
ankx
Conquérant de la lumière
Messages : 1821
Inscription : 20 août 2022 23:32
Localisation : Calvados

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par ankx »

Image

Memento (2000)
De Christopher Nolan

Si le concept peut sembler casse-gueule sur le papier, un thriller raconté à l'envers porté par un personnage incapable de former de nouveaux souvenirs, Nolan en tire une œuvre coherente et d'une grande intelligence, qui accroche du premier plan au dernier... ou plutôt du dernier au premier.

On se retrouve à suivre un homme qui reconstruit sans cesse sa réalité à coups de tatouages et de polaroïds, incapable de savoir si les gens qui l'entourent sont des alliés ou des prédateurs.
Les personnages gravitant autour de Leonard sont particulièrement bien écrits.
Teddy, figure ambiguë dont on ne sait jamais vraiment où il se situe, et Natalie, dont la bienveillance apparente laisse planer un doute constant, contribuent à maintenir une atmosphère de méfiance généralisée.
Mais le personnage le plus insaisissable reste Leonard lui-même : peut-on faire confiance à un narrateur qui ne se souvient pas de lui-même, de ce qu'il a fait il y a quelques minutes ?
Cette question reste en suspens durant tout le film, et c'est là toute sa force.

Le montage est particulièrement remarquable.
Sa structure en deux fils parallèles, l'un en couleur à rebours, l'autre en noir et blanc chronologique, contribue à perdre volontairement le spectateur tout en lui offrant régulièrement des clés de comprehension.
On avance dans l'histoire en reculant dans le temps, et ça fonctionne à merveille, un peu (juste un peu) à l'image d'un Irréversible.

Ce n'est qu'à la toute fin que toutes les pièces s'assemblent, nous poussant à se rejouer l'histoire dans le bon sens.
Juste excellent !
Ce fut une belle claque que je vais m'empresser de revoir.

Avatar de l’utilisateur
wiiwii007
Maître de l’Univers
Messages : 6675
Inscription : 02 août 2021 18:03

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par wiiwii007 »

Oui, pour moi c'est un classique ce film, je l'adore.

Tryphon
Chevalier du Zodiaque
Messages : 4693
Inscription : 18 nov. 2020 16:45

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Tryphon »

Ouais_supère a écrit :
05 avr. 2026 11:39
Ah moi non plus, mais j'aime le mood "Madness franchouillard" de ce titre.

Mon pref restera l'Aile ou la cuisse que je trouve complètement fou et plein de vie :

Elle est très chouette, mais Cosma c'est aussi La Chèvre, Le Grand blond avec une chaussure noire, Rabbi Jacob, Les sous-doués, La Boum, et même Les Mondes Engloutis, donc y'a vraiment l'embarras du choix :coeur: (moi c'est le grand blond, même si je pense que je peux retrouver la partition de l'Aile ou la Cuisse de tête :mrgreen: )
C'est un θ, il croyait qu'il était τ, mais en fait il est θ.

Tryphon
Chevalier du Zodiaque
Messages : 4693
Inscription : 18 nov. 2020 16:45

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Tryphon »

wiiwii007 a écrit :
04 avr. 2026 11:05
Tryphon a écrit :
04 avr. 2026 10:13
wiiwii007 a écrit :
04 avr. 2026 09:01
je préfère de très loin la profondeur d'un Anakin ou d'un Obi-Wan Kenobi à toute la clique de ce Rogue One.
La profondeur d'Obi-Wan ou d'Anakin ??????

Anakin c'est mal fait mais il a au moins un questionnement. Mais Obi-Wan ?

Heureusement que c'est Ewan McGregor qui le joue...

Qu'est-ce qu'il est con Lucas de pas avoir fait d'Anakin un personnage du même âge qu'Obiwan...
Oui je sais, et pourtant, je trouve Obi-Wan largement mieux présenté que tous les persos de Rogue One, c'est dire ce que j'ai perçu des persos de Rogue ^^ Anakin en revanche, moi je l'aime beaucoup. Je ne comprends pas ce que vous lui reprochez. Je trouve au contraire qu'il est bien écrit avec un Anakin innocent, plein d'espoir mais tiraillé par son départ au début, puis amoureux impossible et bridé par son maître (les Jedi), puis détruit par la mort de sa mère, puis complètement paumé, pour devenir un psycho. Il ne vire pas en 5 min de gentil à méchant, au contraire... Ca prend au moins 2 épisodes, voir trois si on prend en compte le côté "séparation obligatoire".
Non désolé, c'est con. Anakin, il doit incarner le mec idéaliste qui tombe dans le fascisme (parce que c'est ça le sujet de la prélogie : la montée du fascisme, politiquement en exploitant les faiblesses d'une démocratie, et individuellement via le personnage d'Anakin) en étant persuadé d'être du bon côté. Il est beaucoup trop innocent au début pour devenir un monstre sanguinaire, malgré ce qu'il a vécu. On sent qu'en plus Lucas a dû tirailler la "philosophie" Jedi dans tous les sens pour pouvoir justifier l'amour impossible d'Anakin (il n'est jamais question que les jedis aient été célibataires dans la trilogie originelle, et d'ailleurs même dans le canon ils ne le sont pas forcément). Les répliques maladroites d'Obiwan et Yoda sont grotesques et complètement en décalage avec ce qu'on savait alors des personnages.

C'est tellement mal branlé que l'histoire d'Anakin est reprise, en mieux (même si toujours pas parfait), dans le Legend à travers l'histoire de Jacen Solo, le fils de Leia et Han, qui sombre du côté obscur par idéalisme et en étant persuadé de prendre des décisions difficiles pour le bien commun (alors qu'en vrai il se comporte comme un dictateur).

C'est pour ça que je pense que ça aurait été mieux de faire d'Anakin un leader gauchiste sur Tatooine, un jeune adulte de 18 ans dans l'épisode I qui se révolte contre la condition des esclaves, qui est à la tête d'un mouvement d'insurrection (ce qui en plus justifierait qu'il doive partir). Un gars dont la trajectoire politique irait de l'extrême gauche à l'extrême droite (comme beaucoup de syndicalistes depuis 20 ans). Un gars de l'âge d'Obiwan, lequel incarnerait alors le confort bourgeois et qui donc pourrait avoir dès le début une relation compliquée, à la fois fraternelle et amicale (plutôt que le rôle de père de substitution qu'il a, et qui ne va pas du tout), mais aussi teintée de ressentiment social, en plus de leur niveau hiérarchique différent (en fait, je suis même pas sûr que dans la trilogie originelle Obiwan soit décrit comme le maître d'Anakin). Sa mère aurait pu mourir en tant qu'esclave de la main d'un maître, ça aurait eu beaucoup plus de sens alors de voir Anakin péter un câble sur les esclavagistes plutôt que sur les Tuskens pour lesquels il n'est pas sensé avoir une haine particulière.

C'est quelques idées lancées comme ça, mais je suis sûr qu'il y avait moyen de faire un truc beaucoup plus cohérent pour le personnage, tout en le replaçant dans le propos politique de la prélogie.
C'est un θ, il croyait qu'il était τ, mais en fait il est θ.

Avatar de l’utilisateur
wiiwii007
Maître de l’Univers
Messages : 6675
Inscription : 02 août 2021 18:03

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par wiiwii007 »

Oui c'est ta vision, je respecte ça. Mais c'est pas la mienne du tout, que veux-tu...

Tu peux dire ce que tu veux, des choses invraisemblales à ton sens ont quand même eu lieu dans l'histoire, donc c'est juste une façon de voir les choses. Pour moi c'est très cohérent et ça fonctionne très bien.

Avatar de l’utilisateur
Esperluette
Chevalier du Zodiaque
Messages : 4652
Inscription : 05 déc. 2020 08:55
Localisation : Hérault

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Esperluette »

J'ai vu Evanouis (= Weapons) un film d'épouvante de Zach Cregger et avec Josh Brolin, Julia Garner, Alden Ehrenreich.

Une nuit à 2h17 tous les élèves de la classe de primaire de Mlle Gandy (à l'exception d'un) se sont réveillés, sont sortis de leurs lits, ont descendu l'escalier, ont ouvert la porte d'entrée de leurs maisons, ont couru dans l'obscurité et ne sont jamais revenus.

L'histoire est racontée à tour de rôle, façon puzzle, du point de vue de plusieurs protagonistes : la prof de la classe, un policier, un parent d'élève, un junkie...

Le scénario est bien mené et fait clairement penser à du Stephen King autant dans le sujet que dans l'environnement de la ville moyenne américaine. Ça donne un bon divertissement, bien rythmé qui compense son manque de moyens évident par une bonne idée menée jusqu'au bout.


Avatar de l’utilisateur
lessthantod
Chevalier du Zodiaque
Messages : 2594
Inscription : 13 nov. 2020 17:21
Localisation : Ô Toulouuuse

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par lessthantod »

ankx a écrit :
06 avr. 2026 21:21
Image

Memento (2000)
De Christopher Nolan

Si le concept peut sembler casse-gueule sur le papier, un thriller raconté à l'envers porté par un personnage incapable de former de nouveaux souvenirs, Nolan en tire une œuvre coherente et d'une grande intelligence, qui accroche du premier plan au dernier... ou plutôt du dernier au premier.

On se retrouve à suivre un homme qui reconstruit sans cesse sa réalité à coups de tatouages et de polaroïds, incapable de savoir si les gens qui l'entourent sont des alliés ou des prédateurs.
Les personnages gravitant autour de Leonard sont particulièrement bien écrits.
Teddy, figure ambiguë dont on ne sait jamais vraiment où il se situe, et Natalie, dont la bienveillance apparente laisse planer un doute constant, contribuent à maintenir une atmosphère de méfiance généralisée.
Mais le personnage le plus insaisissable reste Leonard lui-même : peut-on faire confiance à un narrateur qui ne se souvient pas de lui-même, de ce qu'il a fait il y a quelques minutes ?
Cette question reste en suspens durant tout le film, et c'est là toute sa force.

Le montage est particulièrement remarquable.
Sa structure en deux fils parallèles, l'un en couleur à rebours, l'autre en noir et blanc chronologique, contribue à perdre volontairement le spectateur tout en lui offrant régulièrement des clés de comprehension.
On avance dans l'histoire en reculant dans le temps, et ça fonctionne à merveille, un peu (juste un peu) à l'image d'un Irréversible.

Ce n'est qu'à la toute fin que toutes les pièces s'assemblent, nous poussant à se rejouer l'histoire dans le bon sens.
Juste excellent !
Ce fut une belle claque que je vais m'empresser de revoir.
C'est clairement mon Christopher Nolan préféré et comme tu dit, c'est une véritable claque ce film :)

Avatar de l’utilisateur
lessthantod
Chevalier du Zodiaque
Messages : 2594
Inscription : 13 nov. 2020 17:21
Localisation : Ô Toulouuuse

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par lessthantod »

Je viens de mater The Walk ...

Image

Sorti en 2016 et réalisé par Robert Zemeckis, The Walk est un biopic sur le funambule de l'extrême Philippe Petit. Le français est interprété ici par Joseph Gordon-Levitt, un acteur américain. C'est un choix qui peut paraitre étrange, mais qui se justifie quand on compare la prestation de l'acteur avec le vrai Philippe Petit, le mimétise est parfait ! Et Robert Zemeckis oblige, le grand Robert Zemeckis, le film adopte une narration qui n'est pas sans rappeler Forrest Gump, avec le personnage principal qui prend la fonction de narrateur. Joseph Gordon-Levitt s'adresse face caméra pour nous parler de ses rêves et de ses ambitions, jusqu'à la réalisation de l'exploit, à savoir marcher sur un fil entre les deux tours jumelles du Wall Trade Center.

Robert Zemeckis est un formidable raconteur d'histoire qui a toujours eu un temps d'avance sur la technologie. C'est que le bonhomme aime faire pas comme les autres et prendre des risques. Ici, il joue sur les perspectives et sur la 3D pour nous immerger dans l'histoire de ce funambule fou. Mais voilà, je n'ai pas vu le film à sa sortir en salles et encore moins en 3D. En rattrapant ce visionnage, sur support physique et en 2D, j'ai vraiment l'impression de passer à côté de l'intérêt de ce long métrage. Je n'ai pas ressenti le vertige que semble suggérer le film. Et comme en plus le personnage de Philippe Petit ne m'apparait pas immensément sympathique, j'ai eu du mal à m'impliquer émotionnellement. Et la faute n'en revient nullement à Joseph Gordon-Levitt, qui est juste bluffant, déployant beaucoup d'énergie et maitrisant plutôt bien la langue de Molière. Mais tout de même, on ne peut pas s'empêcher de penser qu'avec un acteur français, ça aurait été plus authentique.

Pour le reste, interprétation, narration, reconstitution des années 70 et mise en scène, c'est du très propre tout ça ... peut-être même un peu trop propre. J'aurais aimé plus d'aspérité, plus d'audace, mais au final le film est assez lisse et convenu, si on met de côté la 3D. Le film délivre bien de jolis messages, l'abnégation, l'oubli de soi ou plutôt le croire en soi pour poursuivre ses rêves, mais pour je ne sais quelle raison, la magie n'a pas totalement opéré sur moi. Philippe Petit a des ambitions et des envies que ses parents ne comprennent pas et quand plus tard il réalise l'exploit, ça valide tous les sacrifices consentis. C'est une étude de personnage qui est intéressante, avec un build up qui se met en place et une scène finale qui donne le frisson entre les deux tours jumelles. C'est difficile de reprocher quoi que ce soit un film, si ce n'est que ça ne m'a pas particulièrement emballé.

C'est parfois à se demander si Robert Zemeckis n'est pas un réalisateur qui s'est laissé enfermer dans les années 80/90, à la recherche d'une gloire passée (La trilogie Retour vers le Futur, Roger Rabbit et Forrest Gump pour ne citer que ceux là). On peut aussi se demander s'il ne s'est pas perdu dans son obstination à faire de films d'animation photoréalistes dans les années 2000, avec la trilogie Le Pôle Express (2004), La Légende de Beowulf (2007) et Le Drôle de Noël de Scrooge (2009). Si on fait le point sur sa carrière post années 80/90, le bilan n'est pas particulièrement fameux. The Walk est donc à mettre dans le même panier que Flight (2012) ou Alliés (2016), des films très biens fait, certes, mais beaucoup trop académiques à mon goût.

Avatar de l’utilisateur
Antarka
Maître de l’Univers
Messages : 9562
Inscription : 22 juin 2023 09:01

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Antarka »

J'ai vu Cocorico (le premier, pas la suite qui sort bientôt). J'avais pas vu de Clavier depuis Qu'est ce qu'on a fait au bon Dieu (qui était nul).

C'était naze. Oubliable. Surjoué. Pas drôle. Aucun intérêt.
Bali Balo dans son berceau
Bandait déjà comme un taureau

Avatar de l’utilisateur
lessthantod
Chevalier du Zodiaque
Messages : 2594
Inscription : 13 nov. 2020 17:21
Localisation : Ô Toulouuuse

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par lessthantod »

Je viens de mater Touchez pas au grisbi ...

Image

Sorti en 1954 et réalisé par Jacques Becker, Touchez pas au grisbi est l'adaptation du roman du même nom d'Albert Simonin. C'est le premier d'une trilogie de romans centrés sur le personnage de Max le Menteur, suivrons ensuite Le cave se rebiffe et Grisbi or not grisbi qui eux aussi seront adaptés au cinéma. Si Touchez pas au grisbi est très fidèle au roman, il n'en est pas de même pour les deux suivants qui seront traités sous l'angle de la comédie avec des dialogues de Michel Audiard. Le personnage de Max le Menteur disparaît même de l'œuvre de Simonin et Grisbi or not grisbi devient Les Tontons flingueurs (1963). Mais pour revenir au film qui nous intéresse ici, à savoir Touchez pas au grisbi, Jacques Becker décide de prendre le sujet du roman au sérieux. On sent une certaine fascination de sa part pour la vie des gangsters et il fait en sorte de les traiter comme des hommes et des femmes normaux, comme nous. On se sent tout de suite proche d'eux et de leurs préoccupations. En cela, le film m'a beaucoup rappelé Bob Le Flambeur (1956) de Jean-Pierre Melville.

Touchez pas au grisbi, c'est l'histoire de Max (Jean Gabin) et Riton (René Dary), deux petits gangsters qui viennent de réussir un énorme coup à Orly en volant huit lingots d’or. Ce magot, ce "grisbi", ils le mettent de côté en attendant que ça se calme ... comme on dit, "Le silence est d'or". Mais voilà, Riton va briser ce silence en racontant tout à sa maitresse Josy (Jeanne Moreau) qui à son tour le raconter à Angelo (Lino Ventura). Ce dernier décide alors de passer à l'action et kidnappe Riton pour lui récupérer le grisbi. C'est que son grisbi, les huit lingots d’or, c'était l'occasion rêvée de tirer enfin sa révérence et de profiter d'une retraite bien méritée, loin du milieu ... alors la question se pose pour Max, qui sauver ? Son ami Riton ou son grisbi ? Max devra alors trouver une solution pour sauver son ami Riton, sans perdre son grisbi.

Ceci n'est pas un vieux film de gangsters, c'est un film de vieux gangsters. Ainsi, Jacques Becker tire le portrait méticuleux d'un gangster d'âge mûr, la cinquantaine, qui a déjà pas mal vécu dans le milieu et qui est maintenant fatigué de tout ça. Max est lassé de tout ça, des bêtises de son ami Riton, des p'tits jeunes aux dents longues comme Angelo et de toute cette routine (le dîner au restaurant habituel, la soirée au cabaret, se cacher dans ses appartements ...). Et si Max nous paraît si sympathique, c'est parce qu'il est avant tout humain. Lorsqu'il doit peser le pour et le contre pour sauver son ami Riton, il hésite. Il en a marre de devoir réparer toutes ses conneries et on nous fait bien comprendre que ce n'est pas la première fois qu'il doit lui sauver la peau. Mais voilà, il ne peut pas laisser tomber Riton, ils ont tout vécu ensemble et s'il le laisse tomber, c'est comme se trahir à lui ... en sauvant Riton, il se sauve lui-même. Dans un milieu sans lois ni règles morales, les valeurs humaines qu'il porte sont d'autant plus belles.

Et puis, Touchez pas au grisbi c'est aussi la rencontre entre deux mythes, Jean Gabin et Lino Ventura. Pour Jean Gabin, c'est son retour au premier plan dans le cinéma français depuis la seconde guerre mondiale et maintenant on peut dire que sa seconde partie de carrière, une renaissance, sera encore plus belle que la première (même si je comprends très bien qu'on puisse penser le contraire). Avec l'âge, il gagne énormément en épaisseur et il n'est plus obligé de jouer les jeunes premiers. Pour Lino Ventura, c'est son premier rôle au cinéma et quand on voit le film, on imagine pas que c'est alors un débutant. Face à Gabin, il a une aisance et un charisme qui impressionne et les voir jouer ensemble semble être une évidence. La confrontation entre Jean Gabin l'élégant et Lino Ventura la brute est l'un des gros points forts du film. Et dans ce monde très viril, Jeanne Moreau, alors très jeune actrice, fait une apparition très remarquée en fille de cabaret. Elle se fait giflée par Jean Gabin, une baffe mémorable qui est de toute évidence non simulée.

Bref, Touchez pas au grisbi est vraiment un monument des films noirs à la française, un film très soigné sur tous les aspects. Le noir & blanc est très beau, la mise en scène est léchée, les dialogues sont ciselés et l'interprétation est aux p'tits oignons. Jean Gabin est phénoménal dans le rôle de Max, un rôle qui semble avoir été écrit pour lui tant il lui colle à la peau. Et n'oublions pas aussi la B.O. mémorable de Jean Wiéner avec son thème à l'harmonica qui est très triste et mélancolique. Touchez pas au grisbi est sans aucun doute l'un des meilleurs films policiers français des années 50.

Avatar de l’utilisateur
lessthantod
Chevalier du Zodiaque
Messages : 2594
Inscription : 13 nov. 2020 17:21
Localisation : Ô Toulouuuse

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par lessthantod »

Je viens de mater Le Trou ...

Image

Sorti en 1960 et réalisé par Jacques Becker, Le Trou est l'adaptation d'un roman autobiographique de José Giovanni qui est également coscénariste sur le film. Il s'agit donc ici d'une histoire vraie, celle de cinq prisonniers qui tentent de s'évader de la la Prison de la Santé en 1947. Il s'agit aussi du dernier film de Jacques Becker qui décèdera peu de temps avant la sortie du film, à seulement cinquante trois ans. Il aura tout de même eu le temps de finaliser le tournage et le montage du film, bien aider par son fils Jean Becker alors assistant réalisateur sur Le Trou. Et pour interpréter les cinq prisonniers, Jacques Becker a recours à des acteurs débutants, dont Jean Keraudy qui joue en quelque sorte son propre rôle, puisqu'il faisait parti des détenus avec José Giovanni qui ont tenté de s'évader de la Prison de la Santé en 1947. Il n'y a que le cinquième détenu, le nouveau venu dans la cellule qui est un vrai acteur, ce qui tombe bien, puisqu'il doit jouer la comédie, étant considéré comme l'intrus à qui on ne sait pas trop si on doit lui faire confiance (ou pas).

Nous sommes donc en 1947, dans une cellule de la Prison de la Santé avec quatres détenus très solidaires et qui se connaissent bien. Mais voilà, Geo (Michel Constantin), Roland (Jean Keraudy), Manu (Philippe Leroy) et Monseigneur (Raymond Meunier) doivent accueillir un cinquième détenu, Gaspard (Marc Michel), le vilain petit canard, qui devra d'abord gagner leur confiance avant d'être accepté. Gaspard est un (beau) jeune homme, la trentaine, qui est accusé d'avoir voulu tuer sa femme. Il est manifestement issu d'une famille bourgeoise, ayant un phrasé et des manières appartenant à la classe plutôt aisée. Il se montre très poli, très aimable auprès de ses quatre nouveaux codétenus, mais aussi auprés du directeur de la prison. Est-ce une stratégie de sa part ou un signe de naïveté ? Toujours est-il qu'il s'attire la sympathie de ses camardes d'infortune qui ne tardent pas à lui révéler leur projet. Et ce projet, qu'en est-il ? Il s'agit de s'évader de la prison en creusant un trou (d'où le titre du film).

Le film a pour particularité de s'ouvrir sur une séquence qui montre Roland/Jean Keraudy, en 1957, s'adresser directement à la caméra pour nous dire que son histoire, qui s'est déroulée dix ans auparavant, va être racontée par Jacques Becker. C'est assez déstabilisant de voir un acteur, qui plus est jouant son propre rôle, briser le quatrième mur pour nous prévenir que tout ceci, ce n'est pas un film, mais un documentaire, ou plutôt un docu-fiction. A partir de là, on a l'impression d'assister en temps réel à la tentative d'évasion des cinq détenus. Tout est fait pour nous immerger dans cette cellule, en nous montrant de façon minutieuse et presque en temps réel, toutes les étapes menant à l'évasion (ou non). Tout nous laisse croire que l'évasion à réussie, puisqu'on voit Jean Keraudy libre au début du film, dix ans après les faits ... mais qui sait, peut-être pas ?

Tourné en 1960, dans une époque charnière, durant l'émergence de la Nouvelle Vague, on sent bien que Jaques Becker veut s'affranchir des codes du cinéma d'antan, auxquels il a lui-même participé. Que ce soit sur la forme ou sur le fond, Le Trou est un film audacieux. On a un seul décor, la cellule, des acteurs presque tous amateurs, un récit très réaliste et très centré sur les détails, à la limite de la reconstitution. Jacques Becker nous plonge dans cette cellule en faisant durer les scènes, en filmant chaque objet en gros plan, pour nous faire ressentir ce que c'est, que de vivre dans une cellule ... le spectateur est clairement le sixième homme de cette cellule. Et puis, il y a ce suspense qui montre crescendo, digne d'un Hitchcock, nous faisant nous demander s'ils parviendront à leur fin (ou non) ? Le titre du film pose également question ? S'agit-il du trou/la prison, ou le trou/le trou de la serrure, ou le trou/le tunnel qu'ils creusent pour s'évader ? Mais en fait, le trou c'est tout ça à la fois.

Et puis, Le trou c'est l'étude de l'humain, de la psychologie d'un homme privé de liberté. On s'identifie au personnage de Gaspard, qui est le cinquième doigt de la main, celui par lequel on entre dans la prison. Les quatre autres doigts se connaissent déjà et sont déjà très liés. C'est donc Gaspard qui attire tout de suite notre attention, un personnage intelligent, caméléon, qui arrive à séduire le directeur, puis ses quatre autres codétenus. On ne sait pas s'il est totalement sincère et on devine bien qu'il y a une part de calcul en lui ...
► Afficher le texte
Jacques Becker aura traversé de manière météorique le cinéma français pour le marquer durablement de son empreinte. Le Trou est pour beaucoup son chef d'œuvre absolu, le film posthume qui vient clôturer une magnifique carrière, malheureusement interrompue prématurément. Et à l'image de Jean-Pierre Melville, décédé lui aussi prématurément à l'âge de cinquante cinq ans, on regrettera toujours tous ces (magnifiques) films qui n'auront pas pu voir le jour.

Avatar de l’utilisateur
Shovel Knight
Chevalier du Zodiaque
Messages : 3897
Inscription : 05 déc. 2020 20:40

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Shovel Knight »

Génial Le Trou ! J'adore ce film
Tu veux un coup d'pelle ?

Avatar de l’utilisateur
Gringos10
Site Admin
Messages : 29669
Inscription : 31 oct. 2020 23:08
Localisation : RP

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Gringos10 »

Pareil!
Je l’ai vu tout récemment en plus.
Superbement réalisé, écrit et interprété, très en avance sur son temps.
"Avec le canon d'un flingue entre les dents, on ne prononce que les voyelles"
MY FEEDBACK
MES RECHERCHES
MA COLLECTION

En ligne
Avatar de l’utilisateur
ankx
Conquérant de la lumière
Messages : 1821
Inscription : 20 août 2022 23:32
Localisation : Calvados

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par ankx »

Je n'ai vu aucun des deux films cités ci-dessus, mais les retours que vous en faites donnent très envie de les voir.
Cest noté, merci à vous @Gringos10 et @lessthantod (et les zot),c'est toujours un plaisir de lire vos retours.

Avatar de l’utilisateur
lessthantod
Chevalier du Zodiaque
Messages : 2594
Inscription : 13 nov. 2020 17:21
Localisation : Ô Toulouuuse

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par lessthantod »

Shovel Knight a écrit :
13 avr. 2026 21:47
Génial Le Trou ! J'adore ce film
Gringos10 a écrit :
13 avr. 2026 22:17
Pareil!
Je l’ai vu tout récemment en plus.
Superbement réalisé, écrit et interprété, très en avance sur son temps.
Savez-vous si le personnage de Gaspard est réel ou s'il a est complètement fictionnel ?
J'ai cherché l'info, mais je n'arrive pas à avoir une réponse clair et définitive. J'ai l'impression que le personnage a peut-être existé, mais qu'on l'a beaucoup développé pour les besoins du film.

Avatar de l’utilisateur
Gringos10
Site Admin
Messages : 29669
Inscription : 31 oct. 2020 23:08
Localisation : RP

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Gringos10 »

lessthantod a écrit :
14 avr. 2026 10:40
Shovel Knight a écrit :
13 avr. 2026 21:47
Génial Le Trou ! J'adore ce film
Gringos10 a écrit :
13 avr. 2026 22:17
Pareil!
Je l’ai vu tout récemment en plus.
Superbement réalisé, écrit et interprété, très en avance sur son temps.
Savez-vous si le personnage de Gaspard est réel ou s'il a est complètement fictionnel ?
J'ai cherché l'info, mais je n'arrive pas à avoir une réponse clair et définitive. J'ai l'impression que le personnage a peut-être existé, mais qu'on l'a beaucoup développé pour les besoins du film.
Il doit y avoir du vrai, mais à 100% je ne sais pas :



« Le roman de José Giovanni était inspiré d'une expérience personnelle qu'il avait vécue avec Jean Keraudy. Becker tenait absolument à une totale authenticité. Il confia à Jean Keraudy son propre rôle et choisit pour interpréter les quatre autres personnages des non-comédiens, qui allaient par la suite devenir des professionnels. Chaque détail, chaque geste porte son poids de vérité, et les techniques utilisées pour préparer l'évasion sont exposées étape par étape. Jacques Becker s'est aussi attaché à la psychologie, et le thème de l'amitié virile cher à Giovanni est traité sans romanesque. Le réalisateur, malade, travailla passionnément à ce film, qui devait être son dernier. La mise en scène est d'une simplicité et d'une rigueur étonnantes ; le montage est un véritable élément de l'écriture cinéma tographique, et les images de Ghislain Cloquet rendent avec justesse l'atmosphère de l'univers carcéral. »


« Dernier film de Jacques Becker, terminé deux semaines avant sa mort, Le Trou est une œuvre à part dans sa carrière et dans le cinéma français. Dans ce récit définitif d'amitié et de quête de la liberté, Becker rejoint Hawks (c'est un film d'hommes, soudés par la même obsession mais aussi la camaraderie), Bresson (pour son style épuré et son fétichisme) et Buñuel (l'hyperréalisme quasi-documentaire du film débouche à de nombreuses reprises sur de pures images poétiques). Le Trou est basé sur une histoire vraie, interprété par des comédiens néophytes choisis dans un souci d'authenticité. Certains feront carrière, comme Michel Constantin et Philippe Leroy, tandis que l'un d'entre eux, Jean Keraudy, est un ex-taulard qui participa à la véritable tentative d'évasion que relate le film. Un chef-d'œuvre inaltérable, stupéfiant de modernité et d'intensité dramatique. »
"Avec le canon d'un flingue entre les dents, on ne prononce que les voyelles"
MY FEEDBACK
MES RECHERCHES
MA COLLECTION

Avatar de l’utilisateur
lessthantod
Chevalier du Zodiaque
Messages : 2594
Inscription : 13 nov. 2020 17:21
Localisation : Ô Toulouuuse

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par lessthantod »

J'ai quand même des doutes sur la réelle existence du personnage de Gaspard. C'est d'ailleurs le seul qui est interprété par un acteur expérimenté et dont c'est le vrai métier, de jouer la comédie !

Avatar de l’utilisateur
lessthantod
Chevalier du Zodiaque
Messages : 2594
Inscription : 13 nov. 2020 17:21
Localisation : Ô Toulouuuse

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par lessthantod »

Je viens de mater Un chien andalou ...

Image

Sorti en 1929 et réalisé par Luis Buñuel, avec l'étroite collaboration de Salvador Dalí, Un chien andalou est un court métrage imminemment célèbre pour avoir lancé le mouvement du surréalisme. C'est bien simple, le surréalisme n’existerait pas sans Un chien andalou. Luis Buñuel et Salvador Dalí vont donc puiser leur inspiration dans les rêves, les illusions et dans leur inconscient, pour proposer une œuvre qui va à l'encontre de toutes les convenances de l'époque, irrespectueuse, anarchiste et sans queue ni tête. Le but de tout ça, c'est de nous faire réfléchir sur l'état actuel de la société et ici plus précisément sur le désir charnel. D'autres s'en inspireront pour exprimer leurs peurs, la peur de la paternité (David Lynch avec Eraserhead), la peur de la police (Buffet Froid de Bertrand Blier) ou la peur d'une identité genrée imposée (La piel que habito Pedro Almodovar).

Pour revenir à Un chien andalou, c'est un condensé de scènes bizarres, à commencer par la célèbre scène de l'œil tranché au rasoir. Il est fort à parié que ça a fortement inspiré Quentin Tarantino pour sa scène de l'oreille tranchée au rasoir dans Reservoir Dogs. Mais s'il n'y avait que ça, rajoutez-y les fourmis, des fourmis grouillant dans une main, deux pianos chargés d'ânes morts, une main coupée, le héros qui affronte son double armé ... Il serait absurde, c'est le cas de le dire, de vouloir expliquer logiquement chacune de ces métaphores. C'est le principe du surréalisme, il n'est point besoin de tout expliquer pour comprendre le but recherché. Le but recherché ici, c'est d'explorer le désir inassouvi d'un homme pour une femme, dixit Dali : "la ligne droite et pure de conduite d’un être qui poursuit l’amour à travers les ignobles idéaux humanitaires, patriotiques et autres misérables mécanismes de la réalité". A partir de là, chacun y trouvera ce qu'il veut.

Un chien andalou représente la quintessence du cinéma surréaliste, avec ses nombreuses ellipses spatio-temporelle et sa succession de scène apparemment illogiques. Le seul fil conducteur dans tout ça, auquel on puisse se raccrocher, c'est l'homme qui désir la femme, laquelle se défend. Pour le reste, c'est un film ultra expérimental et je ne suis pas certain qu'il soit nécessaire de l'analyser. Il faut le prendre comme une succession de scènes étranges et d'émotions intenses, une œuvre nonsensique qui se passe d'explications. Il n'y a pas besoin d'interprétation pour y accéder, il suffit juste de se laisser porter par ses émotions, l'envie, le désir, la frustration, la colère et la violence.

Avatar de l’utilisateur
Ouais_supère
Conquérant de la lumière
Messages : 1141
Inscription : 18 nov. 2024 16:31

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Ouais_supère »

AÏE AMOUN,
CHIEN !!!
ANDALOUUUSIA !!
AÏE AMOUN,
CHIEN !!!
ANDALOUSIA !!!

(ref ?)
J'aime la pureté de la langue française.
Je veux dire comme : les autres langues sont tellement déceptives ? C'est juste un non-cervelleur pour moi.

En ligne
Avatar de l’utilisateur
dandyboh
Maître de l’Univers
Messages : 8573
Inscription : 04 mars 2021 16:23
Localisation : Nord-Isère

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par dandyboh »

Ouais_supère a écrit :
15 avr. 2026 17:44
AÏE AMOUN,
CHIEN !!!
ANDALOUUUSIA !!
AÏE AMOUN,
CHIEN !!!
ANDALOUSIA !!!

(ref ?)

Image
Image
Image

Répondre

Revenir à « Ciné dimanche »