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Esperluette
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Message par Esperluette »

J'ai vu En boucle ( リバー、流れないでよ / River) de Junta Yamaguchi, sorti en 2025.

Comme le titre français pas très recherché le suggère, le film est basé sur une boucle temporelle très courte (2mn) qui va venir perturber la vie paisible de l’auberge Fujiya, nichée au coeur des montagnes japonaises, au bord d'une petite rivière.
La particularité, c'est que les différents protagonistes se rendent très vite compte qu'il s'agit d'une boucle et n'oublient pas ce qui s'est passé précédemment. Certains prennent bien la choses, comme cet écrivain inquiet par la dead-line fixée par son éditeur, d'autres finissent par péter les plombs à force de revenir au point de départ... Les personnages principaux (une jeune servante et un apprenti cuisinier) en profitent pour faire le point sur leur vie sentimentale et se demandent s'ils ne sont pas à l'origine de cette boucle, tandis qu'un autre personnage réfléchit à une explication plus scientifique.
J'ai vu que le flm est classé SF / Comédie, pour moi il c'est clairement une comédie où les acteurs jouent comme au théâtre, de façon bien rythmé.
J'ai préféré Comme un lundi sur le même thème, mais c'était assez sympa quand même (et puis il y a Manami Honjô, j' :coeur: bien cette milf ^^)


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Cormano
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Message par Cormano »

Boîte noire, de Yann Gozlan - 2021

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Synopsis
Mathieu Vasseur (Pierre Niney), un technicien du BEA ((Bureau d'Enquêtes et d'Analyses pour la sécurité de l'aviation civile), est chargé d'analyser la boîte noire d'un avion de ligne qui s'est écrasé dans les Alpes. Les premier résultats semblent indiquer une erreur de pilotage ou un attentat, mais certains détails incohérents l’intriguent, ce qui va l’amener à pousser plus loin son enquête.

J’aime bien les films qui font découvrir de l’intérieur des milieux professionnels qu’on ne connaît généralement qu’en tant qu’usager ou pour en avoir entendu parler aux infos. Premier bon point, le monde de l’aéronautique et en particulier des organismes de sécurité qui le régissent est restitué de façon réaliste, et c’est un univers bien plus passionnant qu’on ne pourrait penser (ou en tout cas, le film le rend ainsi).

J’aime bien les enquêtes, et celle-ci est prenante, haletante et va crescendo. La façon dont arrivent les indices, les fausses pistes, le rythme, tout est bien foutu, c’est à la fois crédible et accrocheur.

J’aime bien Pierre Niney, et il campe ici parfaitement le rôle de cet analyste acousticien (son métier consiste à «écouter» les boites noires) passionné par son boulot, un peu autiste dans sa façon d’être, et particulièrement obstiné. Il porte réellement le film sut ses épaules en transmettant au spectateur son obsession et la tension qu’il va devoir supporter.

Tout n’est pas 100 % parfait, on pourrait lui reprocher d’être un chouia trop long et d’user de quelques facilités de scénario, mais ce serait pinailler car l’ensemble est vraiment très bon, en tout cas j’ai passé un super moment avec ce film regardé un peu au hasard sans en avoir entendu parler. Ça fait plaisir de voir que le ciné français récent arrive encore à sortir quelques perles.

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lessthantod
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Message par lessthantod »

Cormano a écrit :
29 avr. 2026 11:53
Tout n’est pas 100 % parfait, on pourrait lui reprocher d’être un chouia trop long et d’user de quelques facilités de scénario, mais ce serait pinailler car l’ensemble est vraiment très bon, en tout cas j’ai passé un super moment avec ce film regardé un peu au hasard sans en avoir entendu parler. Ça fait plaisir de voir que le ciné français récent arrive encore à sortir quelques perles.
Comme toi, je l'ai beaucoup aimé, à mettre dans le même panier qu'Un homme idéal du même réal et toujours avec Pierre Niney, deux thriller sous (haute) influence Hitchcockienne ... et ça tombe bien, j'adore Hitchcock.
Par contre, j'ai un peu lâché Yann Gozlan par la suite. Les critiques n'ont pas été tendres avec ses derniers films (Visions, Dalloway et Gouru cette année) et ça ne m'a pas donné envie d'aller les voir.

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lessthantod
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Message par lessthantod »

Ce week-end je suis allé voir Michael ...

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Réalisé par Antoine Fuqua et produit par la même équipe derrière Bohemian Rhapsody (2018), Michael est un film à qui on a promis un grand succès avant même sa sortie. La question qui se pose tout de suite, c'est de savoir si le film va contenter les cinéphiles et pas seulement les fans de Michael Jackson. Et disons-le tout de suite, Michael c'est du pur film fan service. Déjà, le film ne parcourt qu'une infime partie de la vie de Michael Jackson, de son enfance avec les Jackson Five, jusqu'à la sortie de l'album Bad et son incroyable Bad World Tour ... de 1969 à 1988, quoi ! Dans un premier temps, on va alors suivre ses débuts difficiles, avec un père tyrannique qui tire les ficelles à partir de l’arrière-scène. Mais très vite, le film nous montre son ascension vers la gloire, grâce à son pur génie et à travers cela, comment il arrive à s'émanciper de son père autoritaire.

C'est que Joseph Jackson (Colman Domingo) a la main lourde, ou plutôt devrais-je dire, la ceinture lourde. Et c'est le petit Michael (Jaafar Jackson, le neveu de Michael Jackson), sa poule aux œufs d'or, qui va principalement en faire les frais. Certes, Joe est un manager dur et exigeant, mais il a sorti sa famille de la pauvreté en construisant le succès des Jackson Five. La relation pour le moins compliquée entre Michael et son père sera au centre du film. On verra aussi le rôle essentiel de son avocat John Branca (Miles Teller) et de son garde du corps, avec qui il se lie d'amitié. Le film reproduit également le tournage du clip Thriller (sous la direction de "John" aka John Landis) et de la pub commerciale pour Pepsi (l'accident qui failli lui coûter la vie), deux moments clés dans la première moitié de carrière de Michael. Et bien sûr, le film insiste beaucoup sur la solitude de Michael qui n'avait pour amis que des animaux (son chimpanzé, son serpent, sa girafe et son lama).

Le récit et le montage du film est très linéaire avec peu ou pas de retours en arrière. C'est un récit chronologique, on passe d'un lieu à un autre et d'une année à une autre. On commence dans l'Indiana en 1969 avec les Jackson Five, pour finir en 1988 avec la tournée mondiale qui fait suite à l'album Bad. Etant né en 1981, je n'ai pas connu le Michael de ces années là. Et pour tout dire, je ne suis pas un grand fan de l'artiste (l'homme, c'est une autre histoire), mais je respecte énormément son talent et son immense carrière. Le film montre bien que dans les années 80, il était impossible de passer à côté de l'ouragan Michael Jackson. Mais toujours est-il que le film Michael est un biopic sans la moindre surprise et si vous avez vu Bohemian Rhapsody, c'est exactement le même schéma narratif (le trauma familial, les moments de création, les moments de doutes et la libération sur scène).

A l'image de Brian Singer pour Bohemian Rhapsody, on aurait vite fait de penser qu'Antoine Fuqua n'est qu'un "yes-man" dans tout ça ... et en vrai, c'est un peu ça. On voit tout de suite le cahier des charges imposé par les producteurs et pas la famille Jackson. Sans être déplaisant, le film nous laisse tout de même sur cette impression d'avoir vu à un pur produit marketing. Son seul intérêt, c'est peut-être que ça nous donne envie de réécouter ses disques et de revoir ses clips. Difficile de reprocher quoi que ce soit à Jaafar Jackson qui est le portrait craché de son oncle. Sa performance relève du mimétisme parfait. Et puis il y a le rôle central du père de Michael, Joe Jackson, qui est ce personnage que l'on aime tous détester. Il fallait tout le charisme de Colman Domingo pour rendre justice à ce rôle de grand méchant. Michael qui cherche à s'émanciper de son père, c'est finalement ce que j'ai le plus apprécié du film, plus que la reconstitution paresseuse du tournage des clips et des concerts.

Au final, Michael est un film qui s'adresse surtout aux fans et le spectateur lambda risque de se sentir exclu et mis sur le banc de touche. C'est trop académique, trop lisse et trop linéaire, au point où je me suis demandé, "mais où est la proposition de cinéma dans tout ça ?" On se retrouve face à un "produit" ultra formaté et sans aucune ambition artistique. Les ayants droit du film ont tout de même eu la "bonne" idée de s'arrêter à 1988, soit cinq ans avant les premières accusations d'agressions sexuelles sur des enfants, histoire de laisser les zones d’ombre, dans l’ombre justement. Michael se termine bien sur un écran noir “son histoire continue ...”, une promesse qui annonce un deuxième film couvrant l’entièreté de sa carrière, mais difficile d'imaginer que ce second film vise à faire la lumière sur les controverses. Et pourtant, malgré tous ses défauts, ou plutôt devrais-je dire, tous ses manques de qualités, Michael est loin d'être un biopic déplaisant, parce que forcement, il restera la BO (Billie Jean, Beat It, Thriller, Bad ...).

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Gringos10
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Message par Gringos10 »

lessthantod a écrit :
11 mai 2026 17:11
Et puis il y a le rôle central du père de Michael, Joe Jackson, qui est ce personnage que l'on aime tous détester. Il fallait tout le charisme de Colman Domingo pour rendre justice à ce rôle de grand méchant. Michael qui cherche à s'émanciper de son père, c'est finalement ce que j'ai le plus apprécié du film, plus que la reconstitution paresseuse du tournage des clips et des concerts.

Au final, Michael est un film qui s'adresse surtout aux fans et le spectateur lambda risque de se sentir exclu et mis sur le banc de touche. C'est trop académique, trop lisse et trop linéaire, au point où je me suis demandé, "mais où est la proposition de cinéma dans tout ça ?" On se retrouve face à un "produit" ultra formaté et sans aucune ambition artistique. Les ayants droit du film ont tout de même eu la "bonne" idée de s'arrêter à 1988, soit cinq ans avant les premières accusations d'agressions sexuelles sur des enfants, histoire de laisser les zones d’ombre, dans l’ombre justement. Michael se termine bien sur un écran noir “son histoire continue ...”, une promesse qui annonce un deuxième film couvrant l’entièreté de sa carrière, mais difficile d'imaginer que ce second film vise à faire la lumière sur les controverses. Et pourtant, malgré tous ses défauts, ou plutôt devrais-je dire, tous ses manques de qualités, Michael est loin d'être un biopic déplaisant, parce que forcement, il restera la BO (Billie Jean, Beat It, Thriller, Bad ...).
+1
Et en tant que fan je l’ai déjà vu deux fois et j’ai pris mon pied ^^
L’acteur qui joue Joseph est énorme en effet, vraiment impressionant de charisme, et même les acteurs qui jouent le petit et le grand Michael, alors que je pensais cela impossible ils ont réussi à me faire oublier le vrai pour me prendre totalement dans la reconstitution, contrairement à Rami Malek dans bohemian.
Je pensais comme toi au niveau de la réalisation au premier visionnage, mais au deuxième, en ayant le temps de me concentrer un peu mieux sur les détails j’ai quand même trouvé quelques passages très intéressants.
Il reste évidemment des trous, quelques lacunes, mais ça relevait quasiment de la mission impossible de rendre la vie de MJ dans un film de 2h, et perso quand je vois l’enthousiasme des spectateurs, les salles pleines (même lors des seances tardives et en Vost) de personnes âgées de 7 à 77 ans prenant leur pied sur des chefs d'œuvre musicaux intemporels, moi même ayant la chair de poule quand retentissent les premières notes de Don’t stop till get enough, je me dis que le contrat est quand même rempli, malgré les énormes embûches que la production a connu.
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BeyondOasis
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Message par BeyondOasis »

Pour les parties chantées c'est la voix de MJ ?

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lessthantod
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Message par lessthantod »

BeyondOasis a écrit :
11 mai 2026 19:57
Pour les parties chantées c'est la voix de MJ ?
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Tryphon
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Message par Tryphon »

Ce film est la négation du cinéma. Faut vraiment avoir les attentes les plus basses du monde pour se contenter de ça, pour un personnage de cette envergure.
C'est un θ, il croyait qu'il était τ, mais en fait il est θ.

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Message par Gringos10 »

J’ai hâte de le regarder pour la troisième fois ! 😁 (avec mes gosses la prochaine)
En tout cas, malgré les critiques presse négatives, le bouche à oreille positif a fait le taf et il en est deja à 3 millions d’entrées en France, meilleur rythme que bohemian raphsody, il devrait finir à 6 probablement.
Et au niveau mondial deja plus de 400 millions de dollars de recettes, il devrait atteindre 6-700, ce qui est une bonne nouvelle pour la mise en chantier de la suite.
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Message par wiiwii007 »

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- "Mes meilleurs copains", réalisé par Jean-Marie Poiré, sorti en 1989 -

Ca faisait longtemps que je n'avais pas vu un film ! Merci Diablo ::d

Bonne pioche pour celui-ci... Je suis d'ailleurs surpris qu'il ne soit jamais cité dans les bons films français. Je ne le connaissais absolument pas...

L'histoire : "Approchant la quarantaine, Richard, Jean-Michel, Guido, Antoine et Dany, amis de vingt ans, ont perdu les idéaux de leur jeunesse après la dissolution du groupe de rock qu'ils avaient monté au début des années 1970. À l'occasion du retour en France de la chanteuse du groupe, Bernadette, qui les avait quittés pour réussir une carrière internationale, tous les six se retrouvent et évoquent leurs souvenirs communs, mais aussi quelques vieilles rancunes."

Au début j'étais pas forcément hyper emballé, je me suis endormi deux fois devant, surtout parce que j'étais crevé, mais aussi parce qu'il y a beaucoup de persos dès le départ, c'est brouillon, les acteurs ont des rôles assez destabilisants (pour certains)... bref c'était compliqué pour moi. Mais petit à petit je m'y suis fait. Les scènes loufoquent s'enchaînent, il y a de belles répliques, un franc parler assez marrant etc. C'est bien cool. Puis bon, on a une BO de luxe dedans :coeur:

Un bon film.

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Cormano
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Message par Cormano »

Très sympa "Mes meilleurs copains", c'est vrai que c'est un peu l'oublié des films du Splendid, pourtant il est bien drôle, caustique et même touchant. J'ai un souvenir particulier de ce film, que j'avais maté avec un "meilleur copain" qui n'est plus là aujourd'hui.

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darktet
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Message par darktet »

wiiwii007 a écrit :
12 mai 2026 14:06
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- "Mes meilleurs copains", réalisé par Jean-Marie Poiré, sorti en 1989 -

Ca faisait longtemps que je n'avais pas vu un film ! Merci Diablo ::d

:lol: :lol: :mdr3:

ps: G.Lanvin,je le trouve plus beau a présent du haut de ses 60 ans^^

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lessthantod
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Message par lessthantod »

Je viens de mater Gilda ...

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Sorti en 1946 et réalisé par Charles Vidor, Gilda est le film qui transforma Rita Hayworth en véritable sex-symbol et emblème de la "bombe atomique". La sculpturale actrice est une véritable "bombe atomique", alors quoi de plus logique que d’en faire l’effigie d’une vraie bombe atomique ? N'en déplaise à Rita Hayworth, c'est un peu ce qu'on retient de l'image de l'actrice, son effigie collée sur une vraie bombe atomique. Gilda c'est un film qui est rentré dans la culture populaire, pour le magnétisme de Rita Hayworth bien sûr et pour son caractère osé (le fameux striptease). C'est aussi un film à l'atmosphère noire qui consacre un type de personnage, la femme fatale, femme vénéneuse qui apporte partout où elle va le trouble et la discorde.

Nous sommes dans les année 40 en Argentine, à Buenos Aires. La seconde guerre mondiale prend fin et de nouvelles opportunités s'offrent aux plus chanceux ... et Johnny Farrell (Glenn Ford) est l'un d'entre eux. Johnny est un joueur et tricheur professionnel qui se lie d'amitié avec Mundson (George MacReady), un homme d'affaire qui possède un grand casino. Ce dernier sauve la vie de Johnny et le choisit comme son nouveau bras droit pour diriger ses affaires, comprenant entres autres des jeux d'argents illégaux. Un beau jour, Mundson présente à Johnny sa nouvelle femme, une certaine Gilda (Rita Hayworth). Lorsqu'ils se croisent pour la première fois, une certaine tension s'installe et on comprend alors que tous deux se sont déjà connus. Cette association à trois va se former (un triangle amoureux ?) on sent bien que ça va faire des étincelles.

Le problème que j'ai avec Gilda, c'est que finalement, du film on ne retient que son actrice principale. C'est un peu dur comme jugement, mais c'est comme ça. Sinon, comme film noir, il y a vraiment beaucoup mieux ... à commencer par Le Faucon maltais (1941), Laura (1944), Assurance sur la mort (1944), Le Grand Sommeil (1946), La Dame de Shanghai (1947) toujours avec Rita Hayworth, Le Troisième Homme (1949), Quand la ville dort (1950) et Boulevard du crépuscule (1950) pour n'en citer que quelques uns. Charles Vidor n'est pas un mauvais réalisateur, mais il n'est clairement au niveau d'Otto Preminger, Billy Wilder, Howard Hawks, John Huston ou Orson Welles. La mise en scène manque clairement d'envergure ici et Charles Vidor se contente de respecter les codes du film noir, sans les transcender. Pareil pour Glenn Ford qui fait pale figure comparé à Sterling Hayden, Dana Andrews, Humphrey Bogart et Joseph Cotten. A l'image de la mise en scène de Charles Vidor, sa prestation est correcte mais manque d'envergure.

Au final, il n'y a que Rita Hayworth qui illumine l'écran de son sex-appeal. Scène mémorable, moulée dans une robe fourreau noire, elle s'adonne à une danse lascive qui se termine sur l'un des plus célèbres striptease du cinéma, où elle enlève ses fameux gants noirs. La relation ambiguë qu'elle entretient avec Johnny est le principal attrait du film, bien que Glenn Ford ne fasse pas le poids avec Rita (oui je sais, je m'acharne sur lui ... mais c'est mérité !). Il y a bien une intrigue qui se développe sur un marché noir autour d'un métal rare, mais c'est assez décousu et on s'y désintéresse assez rapidement. Et puis, il y a ce final qui fait vraiment tâche. Un film noir ne peut pas se terminer en happy-end, ce n'est pas possible ... et pourtant, ils l'ont fait !

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