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[FOOT] Topic généraliste

Publié : 08 août 2026 20:42
par Kek-de-Mars
Je remets un pavé... L'interview de Benatia dans France Football. Je crois qu'à propos de la mentalité des mecs, il a raison à 100%. Pour le reste, je crois aussi que Adolpho Longoria a très mal géré et que Mc Court a cautionné en le laissant, année après année, et en lui filant une promotion.


« Dans quel état cette aventure marseillaise vous a-t-elle laissé ?
Un peu triste. Je voulais cette qualification en Ligue des champions. Je ne me plains pas, on est privilégiés, mais ça m'a épuisé. C'était une guerre de tous les instants. À raison ou à tort, j'ai choisi d'être moi-même, de ne jamais tourner le dos à un problème, de nettoyer le club.

Vous disiez "enlever la médiocrité". Y êtes-vous parvenu ?
Non, elle est encore présente. Pas comme avant, mais elle est malheureusement bien ancrée. J'ai demandé qu'on applique ce que j'avais vu en Italie, en Allemagne, de la discipline sur des principes de vie, des horaires. Mais le bâtiment (à la Commanderie) est tellement rempli de médiocrité. Là-bas, être le meilleur ami du joueur est plus important que faire respecter les règles. Avec Roberto (De Zerbi), on a essayé de lutter contre ça. Mais même lui n'en pouvait plus et a préféré partir (en février dernier). J'espère que les gens en poste ont cette envie d'assainir. Avec Genesio, ils ont ramené un très bon coach. Greg (Lorenzi, directeur sportif)a prouvé à Brest. Et j'espère qu'on verra éclore des jeunes de la formation, où Titou Hasni (directeur du centre) fait un travail monstrueux. Je redeviens supporter, avec le droit de payer mon ticket et d'aller au stade.

C'est définitivement fini avec l'OM ?
Je ne suis plus sous contrat depuis le 18 mai. Mais ç'a mis du temps pour que Greg arrive, donc, fin mai, Shéhérazade (Semsar de Boisséson, vice-présidente du conseil de surveillance)m'a demandé si je pouvais donner un coup de main sur le mercato. Quand un directeur sportif m'appelait, je faisais le topo sur la situation du joueur et le renvoyais vers le club. Greenwood (parti à Fenerbahçe), j'étais dans les calls. Je l'ai fait pour aider. Mais tout ça est terminé.
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Dans quel état avez-vous laissé l'OM ?
J'ai laissé l'OM (5e de L1) en Ligue Europa, et ce n'était pas l'objectif. Ça, c'est la responsabilité du sportif : moi, les coaches Roberto puis Habib (Beye). Mais pour ceux contents d'écrire que c'est Benatia qui a laissé l'OM dans cette situation financière, avec 15 joueurs sur 23 à vendre, j'y suis pour quoi ? Les 35 mouvements par mercato, ça existait avant mon arrivée. Donc c'est facile. Les soucis financiers, je les ai découverts en janvier, au Koweït. Avant le Trophée des champions (face au PSG, 2-2, 1-4 aux t.a.b.), réunion avec Pablo (Longoria)... (il se reprend), avec l'ancien président, et Frank (McCourt).

Là, je comprends qu'il faut vendre. On est alors sur le podium, on ambitionne d'aller plus haut, donc je dis : "OK, mais on va pouvoir se renforcer ?" Petit froid et, pour la première fois, Frank monte dans les tours : "Mais tu ne vois pas la situation ?" Moi : "On a ramené gratuit CJ Egan-Riley, Aubameyang, Angel Gomes ; Medina et Traoré, en prêts avec option ; Merlin, Rongier, Luis Henrique vendus. Boss, pourquoi vous nous parlez comme ça ? Par rapport à ce qu'on s'est dit à Miami (en fin de saison 2024-2025), on est dans les clous. Qu'est-ce qui a changé ?" Lui comprend que je ne suis pas au courant, et moi je comprends qu'avec De Zerbi on n'est au courant de rien.

Faut vendre pour 30 M€, donc je cède Robinio Vaz (AS Rome) et Bakola (Sassuolo), qui ne voulaient pas prolonger, je fais des prêts pour alléger la masse salariale. Mais j'en veux à la terre entière. J'étais soumis au board, au conseil d'administration autour de Frank, en dessous le président, le seul interlocuteur jusqu'en janvier avec McCourt. Au Koweït, j'ai compris qu'il y avait des choses qui ne tournaient pas rond. Après, j'ai fait un mail comme ça.

À qui était-il adressé ?
Frank, Shéhérazade, au conseil d'administration. (S'adressant à nous, exposant un document sur son téléphone.) En deux ans et demi, voilà la balance de mes transferts. Les êtres humains peuvent mentir, pas les chiffres. On a vendu pour 259 M€, on a acheté pour 275. Quand j'arrive (en novembre 2023), l'OM est encadré par la DNCG. Qui est le responsable ? Je n'étais pas là. Et à cette période, ils avaient le CVC, les aides Covid, les droits télé. Donc tu ajoutes 100 M€ dans les caisses. Depuis des années, l'OM a la deuxième masse salariale de L1 après le PSG. Et ça fait quatorze ans que l'OM ne se qualifie pas deux années de suite en C1. Malgré les salaires, les transferts, les coaches... Ils sont tous mauvais, les mecs, pas de problème. Aujourd'hui, tu as le même train de vie mais avec 100 M€ de moins (qu'à mon arrivée).

Comment évaluez-vous votre passage ?
On a raté la Ligue des champions, l'objectif principal, mais pour faire un bilan, il faut tout prendre. Directeur du foot, je devais ramener un bon entraîneur et un bon effectif. Est-ce que l'équipe était suffisamment forte ? Tout le monde le dit : tous les jours ! Là où on a failli, et c'est notre responsabilité, à moi et aux coaches, c'est sur la mentalité, faible, catastrophique. Ils ont choisi leurs matches. Super à Madrid (1-2, 16 septembre 2025 en C1), alors qu'ils se connaissent depuis trois jours. Bergame à domicile (0-1, 5 novembre 2025), tu ne fais pas trois passes.

À Bruges (0-3, 28 janvier), c'est une humiliation. Le Nantes de cette saison était le plus faible depuis que je regarde la L1, ils nous ont pris six points (0-2, 0-3). Inadmissible. À Lorient (0-2), eux ne jouent plus rien, c'est une faute professionnelle. Deux points de plus et une qualification en C1, on fait la fête, c'est top, stable. L'avenir de ce club était dans nos mains. Et quand je parle, j'y serais allé un peu fort ? Les joueurs, faut pas toucher. J'ai été joueur, je sais ce que c'est, j'ai aussi bénéficié de ça.

Non, désolé. C'est l'accumulation. J'ai vu les vidéos des joueurs en Côte d'Ivoire (en stage d'avant-saison cet été) qui dansent, chantent. Demandez à McCourt s'il a envie de chanter. Je ne suis plus à l'OM mais je ne suis pas parti à l'autre bout du monde travailler, me cacher. En ville, on me dit : "On est dégoûtés, qu'est-ce qu'il s'est passé ?"

Et donc, que s'est-il passé ?
Le départ de Roberto a fait beaucoup de mal. On me dit : "On lui en veut, on y a cru et il nous a lâchés." Non ! Ce n'est pas quelqu'un qui lâche, il se bat. Quand on reçoit Nantes (0-2), il finit sa causerie, il transpire, il a les yeux rouges, il est dans un état second. Même moi en costume j'ai envie de jouer. Sur le terrain, ce que tu vois ne va pas avec son discours : pas une course vers l'avant, pas un duel gagné...

Après Bruges, il n'est même pas révolté, je me dis que c'est fini. Il est meurtri. On va à Clairefontaine au vert (en janvier), je parle avec Kondo (gbia), Höjbjerg, Balerdi, Auba (meyang)."On ne peut pas foutre la saison par terre. Le coach est mon ami mais si vous avez un problème avec lui, dites-le, je trouve une solution. Si c'est avec moi, je m'en vais. Si c'est autre chose, je suis là. Mais dites-moi pourquoi vous choisissez vos matches !" "On n'a pas de problème, on ne comprend pas nous non plus, c'est dur." Ils sont partis voir le coach : "Reste, on a besoin de toi." Moi, je lui dis : "Je te comprends, je suis abattu moi aussi. On n'arrive pas à leur donner ce qu'on a à l'intérieur, ce feu. Tu veux faire quoi ?" Il a envie de se battre, on continue.

Paris nous en met 5 (8 février), si t'en prends 9, y a rien à dire. Quand c'était la tempête, on n'a pas su préserver le coach. S'il avait tenu, la fin aurait été différente. Quand il veut partir, je le comprends et lui dis : "Je suis dégoûté, mais tu as raison."

Vous n'essayez pas de le retenir ?
Après Paris, non. En début de saison, après Lyon (0-1, 31 août 2025), il était furieux et voulait déjà partir. Je lui avais dit : "Calme, on va y arriver." Le lendemain, on fait Aguerd, Emerson, Pavard, et il est content. Mais à la fin, moi-même j'étais à bout. Et quand je parlais aux joueurs, "non, on l'adore le coach". "Comment ça, tu l'adores ? Tu ne l'écoutes pas !" Donc après Paris, je lui ai dit : "Tu peux partir. C'est notre échec, je pars avec toi."

C'est là que vous décidez de démissionner ?
La réunion au Koweït avait été un point de rupture. Mais je n'avais pas décidé de partir. J'étais très agacé : "Je me bagarre et je découvre les finances." Je me suis senti trahi.

Par Pablo Longoria ?
Je me sens trahi en raison de la situation. Quand les versions diffèrent, j'adore faire un tour de table. Personne ne peut mentir ou s'échapper. Moi, la différence, c'est que, quand j'ai quitté Marseille, j'ai demandé zéro, pas signé de truc de confidentialité. Pas besoin d'acheter mon silence. Ce que j'ai à dire coûte trop cher, ça n'a pas de prix la vérité. Prétendument j'étais derrière les banderoles ("McCourt/Longoria cassez-vous !", contre Strasbourg, le 14 février).

Les gens disaient : "Bizarre, Benatia n'était pas dessus." Personne ne va m'utiliser. Les supporters viennent, je les écoute. Quand ils ont raison, je le leur dis. Quand ce n'est pas le cas, je le leur dis. L'équipe leur a fait honte, je vais leur dire "vous exagérez" ? Non, plutôt : "J'ai eu honte moi aussi, mais on a besoin de vous, ne sifflez pas les joueurs." Soi-disant, je devais passer président. J'ai dit "ça ne m'intéresse pas" devant les supporters. Le boss (McCourt) a dit : "Je prends note. Medhi avait émis le souhait de partir, je l'ai fait revenir, je crois en lui."

Il vous convainc à la condition que Longoria s'en aille ?
Pas du tout. Je pose ma démission parce que j'ai failli (il l'annoncera publiquement le 15 février sur les réseaux sociaux). L'entraîneur a décidé de partir parce qu'il ne trouve pas la formule pour que l'équipe joue deux matches d'affilée avec la même intensité. Directeur du foot, je suis responsable aussi de ça. Je demande zéro, juste à partir. On se voit à Paris (avec McCourt)."Medhi, qu'est-ce que je peux faire pour que tu restes ?" "Rien, je ne veux plus continuer, je n'ai plus de force" "On va changer ça, ça, ça, mais j'ai besoin que tu restes. Tu sais ce que j'ai fait pour ce club, comme ce projet est important pour moi, s'il te plaît, fais un effort." Je réfléchis, il est tard. Il me dit : "Demain matin, on prend l'avion, on parle aux joueurs, aux supporters, on avance avec un entraîneur, mais j'ai besoin de toi pour finir. " "OK mais vous me signez les papiers pour que je parte à la fin de la saison." Il me dit : "Promis."

Mais il vous dit que Longoria...
(Il coupe.) Oui, il me dit qu'ils sont en train de trouver un arrangement. Quand tu donnes beaucoup, t'as besoin d'un peu de reconnaissance. Je l'ai eue avec le boss (Frank McCourt). Il n'y a qu'à voir la petite lettre de départ. Demain, je le croise à l'hôtel, je sais qu'il va me prendre dans ses bras. J'ai voulu travailler pour l'OM. Quand un joueur n'est pas comme tu aimerais dans son comportement, tu mets un con, un méchant - en général, moi - pour lui dire ses quatre vérités. Derrière, le coach passe : "Ce qu'il te dit, c'est pour toi, tu dois améliorer ça. Je vais t'aider." Avec cette génération qui n'a plus beaucoup de passion, l'entraîneur doit avoir la bonne pommade pour bien masser. Là, ils arrivent à courir, marquer. Si t'es trop franc du collier : "Ah, le coach, c'est bon, de toute façon nous, on a cinq ans de contrat, lui ils vont le sortir dans six mois."

Ce sont les joueurs qui décident ?
Aujourd'hui, les joueurs décident. Souvent, le coach ne peut pas se lâcher en conf', alors il déclare "c'est moi le fautif". Pas un qui a gagné un duel mais c'est lui le fautif. Je veux bien, une, deux, trois fois, mais à un moment donné... On parle de mecs qui gagnent 2-3 millions par an. Et quand il y a une défaite, il ne faut rien leur dire. Quand les supporters mécontents veulent les rencontrer, il ne faut pas non plus. Le football, c'est pour les amoureux, les passionnés, ça se vit à 2 000 %, pas à moitié, en tout cas pas à l'OM. Aux joueurs qu'on faisait signer, avec Roberto on leur disait : "On sera là. Par contre, il faut donner le coeur et la tête." Certains n'ont rien donné de ça.

Vous étiez défenseur. Avez-vous marqué un but contre votre camp à l'OM en tant que dirigeant ?
Si j'ai commis des erreurs ? Oui, sur deux joueurs, on s'est trompés. Je ne vais pas les citer, ce serait irrespectueux.

Vos plus belles réussites ?
Roberto De Zerbi (en juin 2024). Le Bayern Munich, Manchester United l'avaient appelé. Joueur, il se prenait pour Chris Waddle qu'il aimait beaucoup. Du coup, il a toujours éprouvé une attirance et du respect pour l'OM. Il m'a dit : "Le club m'avait contacté par le passé mais ça ne m'avait pas tenté. Là, t'as réussi à me rentrer dans la tête." Très fier aussi d'avoir convaincu un top joueur comme Adrien Rabiot (en septembre 2024), même si ça ne s'est pas fini comme on voulait. Joueur monstrueux.

Les deux plus belles réussites que vous donnez sont inachevées.
Roberto a été lassé de ne pas trouver la solution à ces hauts/bas. Adri, je n'ai pas envie de revenir sur ce qui s'est passé (bagarre avec son coéquipier Jonathan Rowe, 15 août 2025). C'est regrettable.

C'est vers vous qu'il est venu s'excuser ?
Non. Il n'est pas venu s'excuser. Personne ne s'est excusé... Deux jours et demi après, quand on les a convoqués, ils ont reconnu une erreur.

Ç'aurait pu en rester là ?
Comment ça ?
Ils sont convoqués, ils viennent, ils reconnaissent.
Les gens ne veulent pas comprendre. L'autorité du vestiaire, c'est De Zerbi. Lui est arrivé en essayant d'appeler au calme. Et ça s'envenime rapidement. La décision (de se séparer des deux joueurs), on l'a prise tous ensemble. Le coach nous a dit : "Mais comment je fais maintenant dans le vestiaire ? Demain je peux parler et le joueur il parle à côté ? Ils vont se foutre sur la gueule, moi je suis là..."

Quand tu connais l'homme, impossible. C'est comme si moi, dans mon bureau, j'ai deux scouts qui se foutent sur la gueule. Je me lève, demande d'arrêter et ça continue. Le lendemain, je les vire les deux. Vous ne m'écoutez pas quand je parle ? Je sers à quoi ? Je suis ton supérieur. Quand il y a une réunion à 11 heures, les joueurs doivent attendre dans la salle à 10h55. Et l'entraîneur arrive à 59. C'est trop demander ? S'il ne faut plus de règles, les laisser jouer à la Play, arriver en claquettes, la casquette et tout, bon bah OK, peut-être...

Cette exigence n'existe plus aujourd'hui ?
Je ne dis pas ça. C'est encore important dans certains clubs. Mais quand je parle avec des directeurs, ça revient. C'est une nouvelle génération. Avec ça (il montre le téléphone), ils ont une faculté à rester concentrés très peu de temps, même en réunion. Avec Pep (Guardiola au Bayern Munich), on avait des réunions, pfff, quarante-cinq minutes. Aujourd'hui, t'en fais une de quinze, t'as l'impression que tu leur as pris un rein.

Sur les programmes de pré-saison que tu donnes, combien vont prendre un prépa et bosser en vacances ? Quand tu perds et que t'as été fautif, que tu sois l'attaquant qui mange la feuille ou le défenseur qui perd son marquage, combien ne sont pas bien ? Ils passent à autre chose. Pas tous, hein, mais 80 %. Après Lorient, on leur annonce qu'ils vont passer plus de temps ensemble à la Commanderie : "Ah non mais pourquoi, on est punis ?" Les agents appellent : "Non mais attends, ça ne va pas..."

Si vous aviez une chose à refaire, différemment, quelle serait-elle ?
Quand j'ai posé ma démission après Paris, je ne serais pas revenu. Je serais parti en même temps que le coach.

Le choix de Beye était le bon ?
Aujourd'hui non, mais au moment où on le fait... Pas un entraîneur ne vient à l'OM pour quatre mois. On part sur un contrat de dix-huit, sinon le vestiaire va le voir comme un intérimaire, mais accord entre le club et ses agents - si on finit quatrièmes c'est comme ça, cinquième c'est comme ça -, chacun connaît sa mission et son objectif. Le but est de se qualifier en Ligue des champions et gagner la Coupe de France. Habib, on ne peut pas lui enlever son attachement à l'OM. À ce moment-là, tu ramènes qui, Xabi Alonso ? Quand tu perds Rabiot, tu sais que tu ne trouveras pas plus fort. Quand tu perds De Zerbi, tu sais que tu ne retrouveras pas un entraîneur comme lui.

L'OM, pour vous, c'était trop tôt ?
Non. De très expérimentés sont venus et se sont cassés la gueule. Ce club, je sais comment il fonctionne. Quand je parlais de poison, de toutes ces métastases de l'intérieur... Si tu veux vraiment changer ça, il te faut une posture forte, de tout là-haut, tu ne peux pas y aller à moitié. Sauf que là-bas tu peux toucher à tout, mais jamais aux intérêts de certains. Après, mon plus grand regret est de ne pas avoir réussi à porter l'OM deux saisons de suite en Ligue des champions.

Il y a eu aussi vos propos dans The Bridge : "Dans trois, quatre, cinq ans, si Nasser a besoin de moi et que ça doit être dans un rôle au Paris-SG et que ça me plaît... Je ne dois rien à personne, moi !"
Je répondais à la question qui dérange("Si on te proposait d'être directeur de Paris, est-ce que tu accepterais ?") et ç'a été mal interprété. Le message n'était pas "si Nasser (Al-Khelaïfi) m'appelle demain, j'y vais". J'ai une belle relation avec lui, donc, si, dans quelques années, il m'appelle et que c'est bien pour moi, j'irai. Je suis libre. Je dois quoi ? À qui ? J'ai essayé de servir l'OM dans l'intérêt du club. Le PSG est le rival, et alors ? On est des pros, on travaille. Je fais ce que je veux. C'était ça le message. Pas du tout un appel du pied.

Qu'allez-vous faire ces prochaines semaines ?
Profiter de ma famille, partir en vacances. Je me suis remis à la salle, il me reste quelques kilos à perdre. Padel, regarder les matches, me déplacer, c'est toujours agréable d'aller à Bernabeu, San Siro, Rome, Turin, au Barça. Consultant ? J'ai été contacté. Le foot est ce qui m'anime, donc ce n'est pas impossible. Directeur, agent, ce n'est pas prévu dans l'immédiat. J'ai eu des avances d'Arabie saoudite, d'Angleterre, mais je ne suis pas prêt à repartir sur un autre projet. »