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lessthantod
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Message par lessthantod »

Je viens de mater The Rider ...

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Sorti en 2018 et réalisé par Chloé Zhao, The Rider est un film de cowboys se déroulant à notre époque, dans le Dakota du Sud. A savoir que le Dakota, c'est l'un des États les plus pauvres des États-Unis. On y trouve le mont Rushmore, mais aussi et surtout les grands espaces des Badlands. Et moi quand on me montre les Badlands sur grand écran, je pense tout de suite au film de Terrence Malick, La ballade sauvage (1973) avec Sissy Spacek et Martin Sheen. Ce n'est pas un hasard complet si Chloé Zhao a voulu filmé les Badlands, puisque la réalisatrice chinoise est une grande admiratrice du cinéma de Terrence Malick. L'acteur principal Brady Jandreau, qui n'est pas un acteur professionnel, est un jeune homme d'origine Sioux qui se prend pour un cowboy, ou tout du moins qui se prenait pour un cowboy. En effet, ce jeune homme, amateur de rodéos et dresseur de chevaux, a eu un grave accident qui ne lui permet plus de faire du rodéos, ni même de monter à cheval, s'il ne veut pas avoir de sérieux ennuis de santé, ou alors c'est à ses risques et périls.

Brady Jandreau joue donc son propre rôle sur grand écran, avec son père Tim et sa sœur autiste Lilly. Attention, si la frontière est floue entre la réalité et la fiction, on reste quand même dans une histoire fictive, la preuve étant que la famille Jandreau est renommée ici les Blackburn. Tim Jandrerau est même renommé Wayne, peut-être en hommage à John Wayne ? Qui sait ? Autre exemple, l'acteur Lane Scot, qui lui non plus n'est pas un acteur professionnel, a eu un accident qui le laissa quasi tétraplégique. Pour lui, les rodéos c'est définitivement oublié. Mais si en effet il a eu un accident dans la vraie vie, ce n'est pas lors d'un rodéos comme dans le film, mais un accident de voiture dans la vraie vie. Il y a donc toujours une part de fiction dans le film, Chloé Zhao s'étant juste inspirée de leurs histoires personnelles à tous.

Dans The Rider, on va donc suivre la nouvelle existence de Brady Blackburn (Brady Jandreau) qui a subit un traumatisme crânien après une lourde chute lors d'un rodéo. Il a perdu une partie de l'usage de son bras droit et s'il remonte à cheval, il risque une commotion cérébrale qui lui serait alors fatale. C'est donc une situation difficile à encaisser pour lui qui a consacré toute sa vie aux chevaux. Va-t-il, oui ou non, poursuivre son rêve et repousser la fatalité ? C'est d'autant plus difficile pour lui, que son père dilapide tout l'argent de la famille dans l'alcool et les jeux. Qui plus est, il doit s'occuper de sa sœur autiste. Brady est un cowboy très attachant. On le voit se connecter à la nature et aux chevaux. On nous montre aussi sa lutte intérieure, lui qui rêvait à autre chose.

La relation frère et sœur est ici magnifique, ils se reprotègent mutuellement, Lilly étant bien plus solide qu'il n'y parait et ceci malgré son trouble autistique. Il en va de même avec la relation père et fils, très belle et touchante aussi. C'est normal me direz-vous, c'est probablement la relation qu'ils en retiennent tous les trois pour de vrai et ça, Chloé Zhao a réussi à le capter magnifiquement avec sa caméra. Et qui dit western, dit immense et magnifiques paysages capturés en grand angle. Par moment, on se croirait dans un film de John Ford. Mais plus encore que John Ford, c'est du côté de Terrence Malick qu'il faut chercher la paternité dans le cinéma de Chloé Zhao. C'est du cinéma contemplatif, qui contemple la nature et capture les regards. Toujours filmés à l’aube ou au crépuscule, les paysages des badlands sont sublimes.

The Rider c'est aussi une autre vision de l'Amérique et une remise en question du rêve américain. Ce rêve américain, il est inaccessible pour Brady et pour tous ses congénères d'origine Sioux. Aprés tout, ces cowboys ne sont pas des vrais américains. Et pourtant, ce sont eux qui entretiennent le mythe du cowboy, qui à dos de cheval peut traverser les grandes plaines. Avec The Rider, Chloé Zhao signe une œuvre époustouflante de maîtrise et de grâce, un film profond et humain, une photographie magnifique, des acteurs incroyablement touchants et une histoire profonde sur les rêves brisés et sur notre capacité à oublier le passé pour continuer à vivre.

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lessthantod
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Message par lessthantod »

Ce week-end, je suis allé voir Pressure ...

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Réalisé par Anthony Maras, de nationalité australienne, Pressure est une coproduction franco-britannique qui raconte une histoire vraie s'étant produite début juin 1944 durant de la seconde guerre mondiale. Il s'agit de l'adaptation d'une pièce de théâtre et ça se ressent tout le long du film avec ce récit en huis-clos. Le film aborde donc des évènements pas forcément très connus, lors de la préparation du débarquement en Normandie. Il est question de savoir ici, si le débarquement pourra se faire ou non, en fonction des conditions météo. Le "D Day", ou autrement dit le "Jour J", était prévu au lundi 05 juin 1944 à 6h30. Mais comme l'histoire nous l'a appris, les conditions météo étaient tellement mauvaises, que le débarquement a été décalé au mardi 06 juin.

Pressure c'est l'histoire du colonel James Stagg (Andrew Scott), un météorologue britannique qui doit se confronter au méthodes peu orthodoxes du météorologues de l'United States Air Force, Irving P. Krick (Chris Messina). A l'inverse de son compère américain, James Stagg connait très bien la météo locale, qui peut être capricieuse au nord de l'Europe. Irving P. Krick lui se base sur des boucles météorologiques, des cartes météos des années antérieures qui montrent qu'un phénomène se reproduit à l'identique si les conditions sont les mêmes. Au final, on va comprendre comment Stagg va réussir à convaincre le général Eisenhower (Brendan Fraser) de repousser le débarquement d'un jour.

Pourquoi ce titre, Pressure ? Pressure pour pression, pression mentale et psychologique bien sûr, mais aussi pression atmosphérique. Pressure c'est le genre de film de guerre, où il n'y a pas vraiment de scènes de guerre. C'est plus un thriller psychologique, en huis-clos, avec beaucoup de joutes verbales et de moments de grande tension. Les petits moments en extérieurs sont assez rares et on quitte rarement le quartier général des forces alliées. Ces scènes sont certainement des extensions/prolongements de la pièce de théâtre, pour donner un peu d'air au récit. Toujours est-il qu'Anthony Maras a réussi son pari, il a réussi à m'embarquer dans son récit, un récit historique efficace et superbement bien interprété.

Alors certes, la mise en scène est très classique, une mise en scène accessoire qui se met au service du récit. Mais tout de même, la montée en tension est très bien gérée, notamment grâce au montage qui est millimétré. C'est Anthony Maras lui-même qui s'est occupé du montage de son film et qui a écrit le scénario avec l'auteur original de la pièce David Haig. Anthony Maras est donc présent à tout les postes, ce qui explique la grande cohérence du film, que ce soit sur la forme ou sur le fond. J'ai beau chercher, je ne vois aucune faute de goût notable. L'autre grand artisan du film, c'est l'acteur Andrew Scott qui est parfait dans la peau de ce colonel britannique qui débarque dans un lieu où il n'est pas forcément bien accueilli. Il vole la vedette à tout le monde, y compris à Brandon Frasier qui joue un Eisenhower presque effacé dans le sens où c'est un simple décisionnaire qui reçoit les informations.

Comme l'affiche ne le montre pas vraiment, Pressure c'est bien plus un film sur le colonel Stagg que sur le général Eisenhower. Stagg nous est montré comme un météorologue sérieux, aux méthodes scientifiques éprouvées, qui se confronte aux méthodes de "données en conserve" de son rival Krik. Qui plus est, son opinion n'est pas majoritaire et encore moins populaire, puisqu'elle va contraindre Eisenhower à repousser le jour du débarquement. Qui plus est, sa femme est enceinte et sur le point d'accoucher, il y a des bombardements et il n'a aucune nouvelle d'elle. Et voilà que tout le poids de la décision du jour du débarquement retombe sur ses épaules. C'est un météorologue qui a eu du nez et qui est allé jusqu'au bout de ses convictions, sans être certain à 100% de détenir la vérité. La météo n'étant pas une science exacte, il y a toujours des incertitudes ... et c'est toujours le cas de nos jours, plus de 80 ans après.

Pressure est un thriller psychologique en huis clos sacrément efficace, qui propose un nouvel éclairage sur l'histoire durant la seconde guerre mondiale. Le film se termine sur le débarquement, qui est la scène d'ouverture de Il faut sauver le soldat Ryan (1998) de Steven Spielberg. Pressure est à ce point réussi qu'il m'a donné envie de revoir le film de Steven Spielberg qui est un parfait prolongement au film d'Anthony Maras.

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lessthantod
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Message par lessthantod »

Je viens de mater Femmes au bord de la crise de nerfs ...

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Sorti en 1988 et réalisé Pedro Almodóvar, Femmes au bord de la crise de nerfs est une comédie légère, un vaudeville rocambolesque, à l'humour un peu grivoise et aux "portes qui claquent". C'est toujours intéressant de revenir aux origines d'un réalisateur, même si parfois, comme ici, ça s'accompagne d'une certaine déception. On se retrouve face à du mauvais vaudeville, un film adapté d'une mauvaise pièce de théâtre par un cinéaste en mode minimal.

Femmes au bord de la crise de nerfs, c'est l'histoire de femmes qui nourrissent une obsession, pour un homme qui collectionne les conquêtes. Ce "coureur de jupons", c'est Iván (Fernando Guillen) et sa "compagne du moment", c'est Pepa (Carmen Maura). Pepa est désespérée et même à deux doigts de se suicider, car elle n'arrive pas à le joindre et soupçonne Iván de vouloir la quitter. Dans sa quête de retrouver Iván, elle va tomber sur d'autres femmes, dont son ex-femme Lucía (Julieta Serrano). Elle devra également composer avec Candela (Maria Barranco) qui ne va pas bien et qui elle aussi est au bord de la crise de nerfs (d'où le titre du film). Le fils d'Ivan, prénommé Carlos (Antonio Banderas), va également s'en mêler, avec sa petite amie Marisa (Rossy de Palma). Et puis comme si cela ne suffisait pas, il y a une sous-intrigue avec des terroristes, histoire de compliquer encore les choses ...

Ce synopsis du film va vous paraitre brouillon et en effet, tout ça, c'est bien rocambolesque au final. Le scénario va dans tous les sens, pour essayer de porter un discours sur l'émancipation des femmes. Je dis bien essayer, car c'est bien maladroit. On a des femmes n'arrivent pas à vivre sans ces hommes là, décrits comme des hommes infidèles et peu fiables. Le regard que porte ici Pedro Almodóvar sur les femmes est assez problématique me concernant. Ce sont toutes des femmes excentriques qui multiplient les crises de nerfs. Elles sont à ce point hystérique, que ça en devient franchement caricatural. Alors je sais bien que c'est le genre du vaudeville qui veut ça, avec des portes qui claques, des personnages qui se croisent sans se voir et des rebondissements à la pelle ... mais c'est à ce point caricatural, que ça en devient indigeste.

Aprés, on repère le style visuel qui va faire le succès de Pedro Almodóvar dans les années futures. On a le rouge, symbole du désir avec la robe rouge de Pepa, mais aussi symbole de la mort avec le gaspacho rouge. Mais voilà, ici en mode années 80, avec des looks pour le moins improbables, c'est très kitsch. C'est même kitschissime au possible. Qui plus est, on a des imbroglios à n'en plus finir, un humour pas très fin et un propos qui au final n'est pas très clair. Je suis assez déçu au vu de la réputation très flatteuse du film.

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Message par Gringos10 »

@lessthantod
Je note les 3 films plus haut, olympiades etait déjà sur ma liste, mais le zhao et le maras, je ne les connaissais pas et ça donne envie!
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Message par Captain_Eraclés »

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Pour faire court : C'est cliché, un peu ringard, un scénario post-it, avec une technique pas toujours convaincante mais ça reste "sympatoche" à regarder.

Certaines réflexions, réactions et gestuelles sont vraiment débiles comme dans la majorités des films "d'horreur". Il y a bien un moment où j'ai été agréablement surpris par la tournure du film, malheureusement cette seule scène ne permet de hisser ce film dans la catégories des "bons".

Un espèce de Jumanji pour adulte, moins drôle, moins bien écrit mais dans lequel on a des dinosaures (nouvelles générations en plus) , ce qui fait toujours son petit effet.
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Antarka
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Message par Antarka »

Vu Oak Street aussi.

J'ai trouvé ça fun. J'avais pas des masses d'attente, et ma seule déception véritable c'est sur l'apparence et le comportement des dinos, qui est totalement nawak (encore une fois c'est plutôt des monstres sanguinaires que des animaux quoi, et leur apparence est totalement nulle).

J'ai quand même trouvé ça sympa.
Dernière modification par Antarka le 16 sept. 2026 13:44, modifié 1 fois.
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Esperluette
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Message par Esperluette »

Oui je l'ai vu aussi avec mes gosses. C'est juste un film de divertissement sympathique sans plus. J'étais presque déçu du happy end final.

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Captain_Eraclés
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Message par Captain_Eraclés »

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J'avais plutôt apprécié "Blood Father", "Waldo, détective privé" et "Boss Level", cependant ce dernier "Hunting Season" est un cran ou deux en dessous. Pas ouf l'action, et encore moins l'enquête et les personnages.
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Ouais_supère
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Message par Ouais_supère »

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Qu'est-ce que la vérité, au cinéma, ou partout ailleurs.

Lorsqu'il revient d'entre les morts, le capitaine Neuville, homme de peu de foi, lâche, joueur, se voit propulsé comédien de sa propre vie. Acteur de son propre rôle, mais écrit par une autre que lui, Elisabeth, en son absence, pour l'embellir et sauver ainsi la vraie vie de sa soeur à elle (qui lui était promise et se mourrait de son silence).

Il se retrouve à jouer ce mensonge pour taire la vérité : il a déserté, il a eu peur de la guerre, peur de mourir, errant 3 ans durant, anonyme, clochard, honteux. Elisabeth pendant ce temps, en a fait un héros, entre John Wayne et Erol Flynn, accumulant les exploits sous sa plume à elle... jusqu'à sa mort-même, forcément glorieuse.

Mais Neuville revenu, comment faire croire ? Comment mettre en scène ? Lever tout d’abord le malentendu : il ne s’agit pas de plaire, il ne s’agit pas de divertir. Elisabeth ne laissera pas Neuville abîmer ce qui constitue l’œuvre de sa plus si jeune existence. Quoi qu’elle ne l’assume pas encore elle est auteur, elle tient à son récit. Le film montre d’ailleurs ce dialogue : que peut-on dire, jusqu’où raconter, quels détails écarter, élargir le plan ou le rapprocher... Neuville a du talent, mais il faut encore le diriger, le prémunir des gesticulations histrioniques.
Elisabeth construit dans la douleur le dispositif pour que le miracle de l’incarnation soit possible.

Et celui-ci advient, par son entremise : elle met son comédien face à un général des armées, à qui nul ne la fait au sujet du champ de bataille.

Lorsqu'il se retrouve à jouer sa vie (car il risque la cour martiale) sur ce rôle, soudain le récit s'incarne dans le comédien, le traverse dans sa chair, faisant surgir le sens de ses mots jusqu'alors creux. La gesticulation, le cabotinage, cessent. L’ego du comédien s’efface derrière son personnage. Le regard, le corps, les mots ne mentent plus. Ils disent la vérité de la guerre, le réel perce derrière l’illusion du récit, ils disent le vécu, ils l’éprouvent.
Et les vrais fous, qui rient en regardant le doigt du sage, sont démasqués. Le spectateur, quant à lui, arrive au bout du voyage, du détour par la fiction, et ne rit plus, honteux : le film l’a lui aussi fait moquer Neuville pour avoir « couru le plus loin possible » devant l’horreur, pour avoir fui le charnier.
A présent il se rappelle que c’était là la seule chose sensée.
Et Neuville lui-même se trouve transfiguré. Réunifié.
Lorsque la guerre, à nouveau, se rappelle à lui, il prend une nouvelle fois le chemin de traverse. Mais cette fois ce n’est pas une fuite.
Cette fois c’est un acte. Il ne craint plus la mort, il se jette dans la vie.

Et dans les yeux brillants d’Elisabeth, la suite, déjà, est en train de s'écrire.

Le Retour du héros, de feu Laurent Tirard, m'a pris complètement par surprise. Je ne connais pas la filmographie de ce dernier, qui m'intéresse peu sur le papier.
J'avais cliqué sur celui-ci un peu au pif, à la recherche d'un honnête divertissement que j'aurais le loisir d'oublier dans les 24h.
Je ne l'oublie pas, une semaine après, parce que j'ai la sensation qu'il ne m'a pas pris pour ce que j'étais pourtant sur l'instant : un spectateur désireux de ne pas être ébranlé.
Il s'est imposé, d'une manière douce : en m'amadouant par quelques gags, quelques plaisirs faciles, il m'a pris le doigt, puis la main, le bras, avant de brusquement m'entraîner tout entier de son côté.
Il m'a parlé de cinéma, il m'a parlé de la vie.
Sans doute pas un grand film, mais un petit miracle tout de même.
J'aime la pureté de la langue française.
Je veux dire comme : les autres langues sont tellement déceptives ? C'est juste un non-cervelleur pour moi.

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BeyondOasis
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Message par BeyondOasis »

Curieux de se film après ton retour.

Je n'ai pas souvenir d'en avoir entendu parler

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Message par wiiwii007 »

Oui il est très bien ce film, j'avais noté ça :

"Très bien celui là. C'était sympa de voir Dujardin dans ce rôle aux multiples facettes. Il joue vraiment bien quand même. Il passe dans tous les registres tranquilles. Il y a quand même quelques acteurs qui en font trop et deviennent relou (surtout la sœur de Mélanie Laurent… Mais en dehors de ça, j'ai trouvé que chaque perso avait sa petite place, que l'histoire était plutôt originale et convenue à la fois. Bizarre ^^

En tout cas j'ai passé un bon moment avec ce film."

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dandyboh
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Message par dandyboh »

Hier soir, j'ai décidé de regarder des adaptations de Alice au pays des merveilles que j'ai dans ma petite DVDthèque et que je n'avais encore jamais regardé. J'ai décidé de commencer léger, par les dessins animés moyens métrages, il y en a trois.

J'ai été... surpris ^^

J'ai donc commencé par celui-ci :
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Vous remarquerez que les screenshots à l'arrière sont... juste des détails de l'image de devant.

En fait, le graphisme du dessin animé n'a rien à voir avec la jaquette.

Voici une capture d'écran du dessin animé qui se trouve dans ce DVD, vous constaterez que ça n'a RIEN à voir :
► Afficher le texte
Bon, c'est pas terrible et on pouvait un peu s'y attendre. Le dessin animé dure 45 minutes et reprend l'histoire du livre, en supprimant les deux mêmes scènes qu'avaient supprimé Disney : la scène avec le bébé cochon et la scène avec la tortue Toc. C'est une comédie musicale, avec quelques scènes chantées, et les scènes chantées sont en français. Techniquement c'est très faible, l'animation et les dessins sont tous deux bâclés.

J'ai ensuite enchaîné avec :
► Afficher le texte
Et là, surprise... les screenshots indiquent qu'il s'agit du même dessin animé que je viens de voir, sauf que... sauf que non, les screens à l'arrière ne correspondent pas au dessin animé réellement sur le DVD :lol: la jaquette avant non plus d'ailleurs...

Voici une capture d'écran du dessin animé qui se trouve dans ce DVD :
► Afficher le texte
Donc celui-ci dure 50 minutes, il est un peu mieux que le précédent : légèrement plus soigné, animation plus fluide, bon ça reste du dessin animé bas de gamme à petit budget mais c'est quand même un peu mieux réalisé. Les musiques sont cette fois-ci chantés en anglais et... non en fait : LA musique, c'est toujours la même qui est chanté 4 ou 5 fois pendant la durée du dessin animé. Cette fois-ci, toutes les scènes marquantes du film sont là, cochon et tortue inclus.

Et le dernier :
► Afficher le texte
Là, il n'y a même pas de screenshot, au moins ça ne peut pas mentir, et... ben c'est le même film que le premier.

Conclusion : AUCUN de ces 3 DVDs n'a une seule image, que ce soit la jaquette avant ou les screenshots la jaquette arrière, qui correspond au DVD dans la boîte.

---

A venir : hors les 3 Disneys que j'ai déjà vus, il me reste :
- Les trois premiers épisodes de la série japonaise.
- Un téléfilm britannique de 1998 avec Kate Beckinsale (Underworld) dans le rôle d'Alice : https://fr.wikipedia.org/wiki/Alice_au_ ... _le_miroir
- Un téléfilm américain de 1999 avec Whoopi Goldberg dans le rôle du Chat de Cheshire : https://fr.wikipedia.org/wiki/Alice_au_ ... ilm,_1999)
- Un film britannique de 1972 avec Peter Sellers dans le rôle du lièvre de Mars : https://fr.wikipedia.org/wiki/Alice_au_ ... ilm,_1972)
- Une mini-série canado-briatnnique de 2009 en deux épisodes avec Caterina Scorsone (Grey's Anatomy) dans le rôle d'Alice : https://fr.wikipedia.org/wiki/Alice_au_ ... %C3%A9rie)
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Message par BeyondOasis »

C'est un vrai sacerdoce de se taper ces films.

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dandyboh
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Message par dandyboh »

Vu hier soir :

Alice au pays des merveilles (Alice's Adventures in Wonderland), film musical britannique de William Sterling, 1972.

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C'est une adaptation très fidèle du roman de Lewis Caroll, à quelques détails près, et surtout, il reprend intégralement la plupart des dialogues du livre, à la virgule près. C'est souvent l'adaptation considérée comme étant la plus fidèle du livre.

Le film est porté par l'actrice principale, une jeune Fiona Fullerton alors âgé de 15 ans. L'histoire, vous la connaissez, Alice suit un lapin blanc, tombe dans un terrier, boit et mange tout un tas de trucs inconnus qui la font toujours grandir ou rapetisser, rencontre des personnages au mieux loufoques, au pire complètement allumés, qui se trouvent souvent être des animaux anthropomorphes, avant de se réveiller et de réaliser que tout ceci n'était qu'un rêve.

Pas grand chose à redire sur ce film, c'est propre, les acteurs sont bons, les scènes musicales sont plutôt bien amenées et s'intègrent bien à l'histoire, les acteurs déguisés en animaux sont souvent un peu ridicules, voir mettent le spectateur assez mal à l'aise, mais c'est assez cohérent avec l'esprit général du livre.

Le film est donc bien plus fidèle à l’œuvre originale que le dessin animé de Disney - qui fait souvent référence car c'est quand même l'adaptation la plus célèbre du livre, peut-être plus célèbre que l’œuvre originale elle-même - il intègre notamment les deux scènes manquantes du Disney : celle avec le cochon et le bébé (ma préférée), qui est très bien retranscrite ici, et celle avec le Griffon et la tortue Toc (celle que j'aime le moins), qui traîne un peu en longueur. Cependant, à l'image de Disney, l'auteur a décidé d'intégrer une scène provenant de la suite, Alice de l'autre côté du miroir, la scène avec Tweedledee et Tweedledum.

Deux autres écarts, par rapport au film, sont à noter : le film commence alors que c'est Lewis Caroll, et non la sœur d'Alice, qui lui raconte une histoire, ce qui n'est pas tout à fait un écart en fait : le livre originale s'ouvre avec un poème, et c'est un poème de Lewis Caroll pour Alice et deux de ses sœurs ; ensuite l'histoire commence, avec la sœur aîné d'Alice et Alice. Ici, le film commence directement par la transposition du poème, qui remplace la première scène du livre.

Le deuxième autre écart, c'est l'absence d'une courte scène : celle où Alice grandit après avoir mangé pour la première fois le champignon de la chenille, jusqu'à atteindre la cime des arbres, et démarrer une conversation avec un oiseau qui la prend pour un serpent qui tente de lui voler ses œufs.

Bref : très bon film et surtout, très bonne adaptation de l’œuvre originale, qui respecte presque parfaitement l'esprit du livre.
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Cormano
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Message par Cormano »

Chouette retour, ça m'a donné envie de le voir :)

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Message par lessthantod »

Je viens de mater Une année difficile ...

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Sorti en 2023 et réalisé par le duo Olivier Nakache et Eric Toledano, Une année difficile est une comédie sociale comme savent si bien le faire nos compère. Ou plutôt comme savaient si bien le faire nos compère, car ici c'est un peu raté. C'est bien simple, c'est probablement le moins bon film d'Olivier Nakache et Eric Toledano, ou tout du moins celui que j'ai le moins apprécié du duo. Leur marque de fabrique, ce sont des comédies sociales généralement bien écrites, rythmées et drôles, mais ici avec Une année difficile, la formule ne fonctionne plus.

Dans Une année difficile, on va suivre les aventures de Bruno (Jonathan Cohen) et Albert (Pio Marmaï), deux désespérés de la vie, surendettés jusqu'aux coudes, qui multiplient les petites combines pour s'en sortir comme ils peuvent. Bagagiste à l'aéroport de Roissy, Albert est sans domicile fixe et se livre à des petites combines pour augmenter ses revenus et pour essayer de rembourser ses dettes. Quant à Bruno, il est assailli par les huissiers et tente même de se suicider. Devenus amis, ils vont être suivis par un expert en surendettement prénommé Henri (Mathieu Amalric), qui est lui-même joueur compulsif et de ce fait interdit de casino.

C'est alors que leur vient une idée géniale, intégrer l'organisation écologiste Objectif Terre (une association qui existe réellement) pour récupérer de l'argent à leur dépend. Mais voilà qu'Albert tombe amoureux de l'une des leaders du mouvement, dont le surnom est Cactus (Noémie Merlant). Ils ont tous un surnom ridicule (gag facile) et c'est ainsi qu'Albert devient Poussin et que Bruno devient Lexo. Contrairement à nos deux compère, Cactus croit en la cause qu'elle défend et elle les croit sincères.

Albert et Bruno nous sont présentés comme des loosers magnifiques, alors loosers, oui très certainement, mais magnifiques, non pas vraiment. C'est bien là le problème que j'ai avec ce film, c'est que jamais nos deux héros m'apparaissent sympathiques. Ils ne suscitent aucune empathie chez moi, si ce n'est de la pitié. L'aspect militant du film est alors tourné au ridicule, à la limite du caricatural, pour susciter le rire ... sauf que c'est rarement drôle. Tout comme nos deux acolytes qui nous paraissent assez détestables. De ce fait, on a pas très envie de rire avec eux et encore moins de rire d'eux.

En fait, Olivier Nakache et Eric Toledano échouent là où ils avaient mis dans le mille avec Hors-normes (2019). Autant ce dernier était drôle, touchant et visait juste d'un point de vue militant, autant Une année difficile c'est très compliqué. Le propos social n'est pas du tout assumé ici et la fin est grotesque. C'est à se demander comment les vrais membres de l'association, dont certains sont figurants dans le film, ont pu validé ce scénario qui les fait vraiment passer pour des idiots, tant tout est tourné à la dérision. Non vraiment, la sauce ne prend pas et le film souffre de son écriture qui a débuté durant le covid. Il n'y a aucune émotion, c'est rarement drôle, c'est laborieux et on trouve le temps long ... une grosse déception !

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dandyboh
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Message par dandyboh »

Je remarque que l'actrice qui joue Alice n'est même pas mentionnée sur l'affiche, au contraire de deux autres acteurs plus connus qui tiennent forcément un rôle secondaire car il n'y a que des rôles secondaires en-dehors de celui d'Alice.

L'actrice présente dans absolument 100% des scènes du film n'a même pas son nom sur l'affiche...
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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

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- "Welcome to New York", réalisé par Abel Ferrara, sorti en 2014 -

J'aime les œuvres basées sur des histoires vraies en général, mais putain, là, c'était compliqué...

Welcome to New York est un film dont le sujet est une évocation plus ou moins réaliste de l'affaire Dominique Strauss-Kahn... avec Depardieu en roue libre... T'as l'impression que le mec a kiffé faire le film. C'était assez dégueulasse à voir, surtout quand tu sais toutes les plaintes qu'il a au cul. C'est franchement très, très dérangeant.

En gros, la première grosse demi-heure nous offre un spectacle de débauche sexuelle assez crade. Il n'y a que ça à voir, faut résister pour aller plus loin... Une fois qu'on a passé ce merdier sans nom, on a enfin droit aux accusations et au procès. Je dis bien "enfin", parce qu'après cette première demi-heure, n'importe quoi aurait presque semblé intéressant. Et pourtant, le film ne devient pas bon pour autant : les acteurs jouent mal, parlent en jonglant entre un mauvais anglais et un mauvais français, c'est mou, peu intéressant à suivre... C'était vraiment pas ouf'. Le seul truc que j'ai aimé : il m'a donné envie d'en savoir plus sur l'affaire et les personnages. Je suis allé me renseigner sur le Net après coup. C'était bien mieux.

Bref, si vous voulez voir Depardieu nu et grognant comme un animal en violant des femmes à tout va, ce film est fait pour vous. Sinon, vous allez sûrement galérer... Je me sens sale...

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- "Gérad Depardieu : La Chute de l'ogre", réalisé par Damien Fleurette, sorti en 2023 -

Suite au film « Welcome to New York », j'ai voulu voir en avance le reportage qui traînait sur ma clé. Je voulais me faire une idée plus précise du mec car, à chaque film que je vois, j'ai l'impression de voir un acteur qui ne joue pas mais fait sa vie devant les caméras : il est toujours (ou presque) vulgaire, sale, provocant, sans gêne, harceleur, etc.

Dans ce reportage, on y voit un Depardieu naturel (ou presque, car tout de même filmé). Au final, s'il est vraiment comme ça dans la vie (ce que tout le monde semble confirmer), alors oui, il ne joue quasi pas dans ses films : il est lui... C'est flippant, car il dépasse toujours les limites, mais personne n'ose lui faire de remarque. Il peut donc provoquer et « agresser » qui il veut (et surtout les femmes), c'est OK. C'est franchement ouf'...

Concernant les viols, c'est un peu plus compliqué que pour les « agressions sexuelles » (d'après le reportage). Selon les déclarations, la femme qui porte plainte n'a pas convaincu les enquêteurs, car certains éléments (les caméras de surveillance) montrent qu'elle aurait été consentante (aucun rejet quand il lui demande de monter). Difficile de juger quand t'as pas tous les éléments en main.

En tout cas, une chose est sûre, c'est vraiment pas une personne que j'aimerais fréquenter ce Depardieu...

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- "Tess", réalisé par Roman Polanski, sorti en 1979 -

« Tess » est tiré du roman « Tess d'Urberville » de Thomas Hardy... Connais pas ^^ J'ai donc pris le film sans me prendre le chou. Et... c'était bien. J'ai pas trouvé ça hyper génial, mais c'était bien. Un peu long pour moi, je pense que ça pouvait être plus court. 2 h 50, je crains pas en général, mais faut que l'histoire me chope à fond. Or là, j'ai trouvé ça juste sympa. C'est assez classique, finalement.

Mis à part ça, bons acteurs, bonne OST (même si le thème principal est abusément répétitif sur la fin), histoire qui se suit facilement, décors et costumes très sympas... Bref, c'était bien.

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lessthantod
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Message par lessthantod »

Je viens de mater Les Hommes du président ...

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Le film de "Presse" par excellence
Sorti en 1976 et réalisé par Alan J. Pakula, Les Hommes du président est un thriller politique qui a fortement marqué les années 70. Quand on jette un coup d'œil à la filmographie d'Alan J. Pakula, on remarque très vite qu'il a beaucoup filmé de thrillers politiques et psychologiques et Les Hommes du président est très certainement son film le plus célèbre. Il s'agit donc ici d'une enquête journalistique très réaliste, adaptée du livre du même nom de Bob Woodward et Carl Bernstein.

Tout commence en 1972, lorsque les deux journalistes du Washington Post enquêtent sur le scandale du Watergate. C'est une quête pour la vérité qui monte crescendo en tension, jusqu'au dénouement final que nous connaissons tous, à savoir la démission deux ans plus tard du président américain Richard Nixon, en 1974. Le film est donc sorti seulement deux ans aprés la démission de Richard Nixon.

Bob Woodward et Carl Bernstein sont ici interprétés Robert Redford et Dustin Hoffman, deux immenses acteurs qui se sont totalement impliqués dans leurs rôles respectifs. Un parallèle peut être établi entre les deux journalistes qui se sont plongés corps et âme dans leur enquête et les deux acteurs dont l'investissement est totale ici. C'est comme une mise en abyme pour les Robert Redford et Dustin Hoffman, qui ont dû "enquêter" sur des personnages qui enquêtent réellement dans le film. A noter également la présence de Jason Robards dans le rôle du rédacteur en chef, un acteur décidément très charismatique.

Sur la forme, rien à redire. Certes, la mise en scène est purement accessoire ici, mais c'est pour mieux mettre en avant les rouages du scandale. Alan J. Pakula filme l'enquête comme un documentaire en temps réel et on découvre les clés du récit en même temps que les deux journalistes. De ce fait, le film aime prendre son temps. Ce faux rythme ne sera interompu que par intermittence, avec un sorte ballet de caméras qui épouse le décors pour montrer que l'enquête s'accélère. Mais sinon, je dois l'admettre, j'ai parfois trouvé le temps long.

Un petit mot tout de même sur La Classe américaine (1993) de Michel Hazanavicius, puisque le fil rouge du film sont justement Robert Redford et Dustin Hoffman dans les rôles des deux journalistes. Ils sont juste renommés Steven et Peter et on les voit courir dans tous les sens dans les extraits repris/détournés du film d'Alan J. Pakula. C'est assez drôle de revoir Les Hommes du président avec l'image en tête du grand détournement de Michel Hazanavicius dans La Classe américaine.

Bref, Les Hommes du président n'est peut-être pas le genre de film que j'affectionne tout particulièrement, car un peu trop didactique et trop sage dans sa mise en scène, mais c'est indéniable qu'il a sa place dans l'histoire américaine (politique et cinématographique).

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